Voici ce que proposent les banques pour aider leurs clients face à la baisse du pouvoir d’achat !

Certaines banques ont pris la décision, pour des raisons de pouvoir d'achat, de mettre en place certaines aides pour les plus défavorisés...

Le gouvernement prend donc des mesures pour limiter les risques, secteur par secteur… Les banques se mettent désormais au service des Français.

Le pouvoir d’achat des Français a connu des jours meilleurs. En août, le taux d’inflation a atteint 5,8%, selon l’INSEE. Cette hausse du prix de nombreux produits de consommation courante, comme la viande, a un impact important sur le budget des ménages.

aide banques
Laurent Mignon, patron de BPCE et président de la Fédération bancaire française, déclarait récemment, lors d’une rencontre à Bercy avec le ministre de l’Économie Bruno Le Maire : L’ensemble de la profession bancaire a décidé d’une politique de forte modération de ses tarifs. On vous dit tout sur ce bouclier des frais bancaires !

La Banque Postale se bat pour le pouvoir d’achat des Français

L’une des banques les plus répandues en France, la Banque Postale, a annoncé le gel de tous ses frais bancaires pour les particuliers ce jeudi 15 septembre. Il en va de même pour BNP Paribas, le Crédit Coopératif et LCL (groupe Crédit Agricole).

Ces différents engagements vont au-delà du geste fait par le secteur. En effet, de nombreuses banques ont décidé de limiter la hausse des frais bancaires à 2% l’année prochaine. Un bouclier énergétique pour lutter pour le pouvoir d’achat, mais pour les banques.


Pour obtenir cette décision commune, il a fallu de longues heures de négociations franches et parfois difficiles. Et ce, selon le ministre de l’économie, Bruno le Maire.

Ce mardi, l’engagement des banques a été annoncé comme un bouclier des charges bancaires. En écho au bouclier énergétique. Une mesure mise en place par le gouvernement pour limiter, pour les Français, les effets de l’inflation. Effets mesurés à 5,9% sur un an en août.

Des frais bancaires plafonnés à 2%.

Ainsi, mardi 13 septembre, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a rejoint les représentants du secteur bancaire. Il s’agissait de discuter du sujet des frais.

En effet, il semblerait que les tarifs aient fortement augmenté ces derniers temps, affectant le pouvoir d’achat des Français. Avec une augmentation de 1,5% en un an, selon une étude menée par le comparateur Panorabanques. Ainsi, ils seraient passés de 216,70 € en 2021 à 219,90 € en 2022.

banques de france

Afin de limiter la hausse des frais, pour le pouvoir d’achat, les banques ont décidé de modérer leurs tarifs. Il y avait un bouclier énergétique, nous mettons en place un bouclier sur les frais bancaires, a déclaré le Premier ministre à Bercy.

Ainsi, les banques en France ont accepté de plafonner à 2% la hausse des frais facturés à leurs clients. Dans ce secteur très concurrentiel, chaque établissement pourra proposer son propre tarif dans la limite du plafond.

Certaines banques gèlent leurs tarifs pour le pouvoir d’achat

Certaines banques françaises vont geler leurs tarifs bancaires pendant toute l’année 2023 sur des services très courants, comme les cartes bancaires, poursuit la ministre.

Après le plafonnement des frais bancaires, pour le pouvoir d’achat des Français, quatre banques ont fait le pas de geler leurs tarifs. Parmi les bons élèves, on trouve La Banque Postale, BNP Paribas, le Crédit Coopératif et LCL. Et ce, comme on peut le lire dans les pages de nos confrères du Figaro.

banques pouvoir d-achat

Ces dispositifs sont particulièrement opportuns pour les ménages confrontés à une inflation galopante et à une baisse du pouvoir d’achat. Il faudra donc rester particulièrement vigilant sur le coût des incidents de paiement, par exemple.

Même si certaines aides ont été prévues, comme le bouclier tarifaire, qui se poursuivra en 2023. Ou encore le chèque énergie pour les ménages les plus modestes. Malgré la présence de ces aides, la vigilance reste nécessaire.

Des frais d’incidents toujours présents

La Fédération bancaire française (FBF) a annoncé que l’offre client fragile, à laquelle ne participe actuellement qu’un client vulnérable sur six, sera réduite de 3 à 1 euro par mois.

Cette offre comprend la tenue de compte, une carte de paiement, la possibilité de retirer ou de déposer des espèces. Ainsi que la fourniture d’un relevé d’identité bancaire (RIB), quatre virements mensuels, et bien plus encore. Toutefois, l’offre ne couvre pas tous les frais bancaires.

Notamment en cas d’incidents. Comme les découverts non autorisés, les rejets de chèques ou les prélèvements automatiques, qui continueront à s’appliquer. Malgré la baisse du pouvoir d’achat, tous les frais ne peuvent être supprimés.

banques

Toutefois, les clients fragiles pourront bénéficier d’un garde-fou. Ces frais d’incidents seront limités à 25 euros par mois. Les quelques 4,1 millions de personnes identifiées comme fragiles vont subir une augmentation de 8% en un an en 2021.

Leur pouvoir d’achat subit donc un coup qu’elles ne maîtrisent pas. Ils paieront en moyenne 118 euros sur l’année pour l’ensemble des frais bancaires. C’est l’équivalent d’environ 10 euros par mois.

Cette négociation ne revient pas non plus sur la liberté inacceptable donnée aux banques de définir, à leur guise, les groupes qu’elles considèrent comme vulnérables.

Le résultat est que de nombreux clients sont privés d’un plafonnement de leurs frais. Chaque banque a une définition plus ou moins restrictive des clients vulnérables. Ce terme couvre un large éventail de cas et ne correspond pas toujours ou ne dépend pas des revenus.

Enfin, ce bouclier tarifaire bancaire est plutôt limité aux clients vulnérables, afin d’aider le pouvoir d’achat qui souffre de l’inflation.