Attention urgent santé : ne consommez surtout pas le sucre de cette marque !

Au même moment, on annonce le rappel des chocolats Kinder de Ferrero. Une semaine plus tard, il s'avère que le sucre premier prix vendu par Top Budget (groupe Intermarché) doit être rappelé, car il pourrait contenir des morceaux de verre.

Des boîtes de sucre blanc vendues par le groupe Intermarché sont rappelées car elles peuvent contenir des morceaux de verre.

Sucre : Quels sont les produits concernés ?

sucre santé

Il s’agit de boîtes de 1 kg de sucre blanc en morceaux. Il s’agit de lots commercialisés entre le 7 mars 2022 et le 5 avril 2022. Ces produits étant issus des marques du groupe Intermarché, ils étaient uniquement vendus dans les enseignes portant la marque du mousquetaire.

Voici les départements dans lesquels ces lots de sucre ont été commercialisés :

Ariège (09)
Aveyron (12)
Cantal (15)
Haute-Garonne (31)

Gers (32)
Lot (46)
Lot-et-Garonne (47)
Tarn (81)
Tarn-et-Garonne (82)

Ces lots de sucre ont les références suivantes :

GTIN : 3 410 280 043 678
Lot : 0202 O 2 059 – Horodatage 0:00 à 23:59

Ce qu’il faut faire avec ce sucre

Il est évident que la consommation de morceaux de verre est dangereuse pour le tube digestif. Si vous avez acheté une de ces boîtes de sucre, ne les consommez pas ! Rappel Conso justifie ce rappel par le risque de blessure et les effets indésirables suite à l’ingestion de ce produit.

 

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Les personnes ayant acheté ces produits sont priées de ne pas les consommer. Elles doivent les jeter ou les rapporter au magasin où elles les ont achetés pour se faire rembourser. Il suffit de se rendre à la réception de votre magasin avec la boîte ou une photo montrant le code-barres du produit.

Peut-on faire confiance aux fabricants ?

Face à la succession alarmante de ces scandales sanitaires, l’ONG Foodwatch a lancé un communiqué de presse le 6 avril 2022 pour alerter sur le manque de moyens dont disposent les autorités sanitaires en France.

Foodwatch se demande comment on peut encore faire confiance à des géants comme Nestlé, Ferrero et Lactalis après les affaires Buitoni, Kinder et Graindorge. Même s’ils sont leaders sur leur marché, ces géants de l’agroalimentaire ne sont pas exempts de tout reproche quant à la qualité de leurs produits. L’ONG pointe du doigt le fait qu’il faut compter sur l’autocontrôle des fabricants.

Ce que ces scandales révèlent malheureusement une fois de plus, ce sont les défaillances du système, regrette Karine Jacquemart, directrice générale de l’association de défense des consommateurs.

Outre Foodwatch, l’association pour la santé des enfants a également tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer la baisse constante du nombre d’inspecteurs et une réglementation trop laxiste. Pour l’association, ces importantes vagues de rappels successifs prouvent que le système d’autocontrôle des usines ne fonctionne pas.

Ce constat n’est pas nouveau, l’association a déjà alerté le public en 2017 lorsque le lait commercialisé par le groupe Lactalis a fait scandale en raison de la présence de salmonelles.

Aucune leçon n’a été tirée de cette affaire de sucre ! Les réels contrôles par les autorités sanitaires de ces usines sont quasi inexistants, déplore Quentin GUILLEMAIN, président de l’association pour la santé des enfants.

sucre

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En dix ans, 440 postes ont été supprimés au sein de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Dans son communiqué, Foodwatch souligne qu’entre l’année 2012 et 2019, le nombre d’inspections sur la sécurité alimentaire a diminué d’un tiers. Pour ces associations, la question ne se pose pas, le contrôle de ces produits doit être confié à l’État.