Spéciale Vacances 2022 : 8 types de congés payés ou non, que vous ne connaissez sans doute pas !

En plus des traditionnels congés payés prévus par le code du travail, saviez-vous qu'il existe plusieurs autres types de congés, payés ou non, auxquels vous pourriez avoir droit ? Congé de maternité, congé de paternité ou congé sabbatique, congé menstruel etc... People Act Magazine fait le point avant les vacances.

Voici les différents types de congés payés que vous ne connaissez pas sans doute ! Edition spéciale Vacances d’été 2022 !

Avant les grandes vacances, People Act Magazine fait le point sur tous les types de congés payés.

Tout salarié a droit à des jours de congés payés : les congés payés. Ainsi, ils sont obligatoirement accordés quelle que soit la durée du contrat, le temps de travail et l’ancienneté. Que le salarié travaille à temps plein ou à temps partiel, il acquiert 2,5 jours ouvrables.

congés

Ils correspondent à tous les jours de la semaine, à l’exception du jour de repos hebdomadaire et des jours fériés non travaillés dans l’entreprise. Cela correspond à 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète de travail. En dehors de ces congés payés systématiques prévus par la loi, d’autres types de congés existent et méritent d’être considérés.

Les différents types de congés à connaître avant les vacances

C’est bientôt les vacances, beaucoup de Français s’apprêtent à partir ou rêvent de pouvoir le faire. Mais ce n’est pas une chose évidente pour tous les salariés. En effet, ces derniers sont tributaires du quota de vacances. En plus des congés payés prévus par le Code du travail et des congés sans solde, d’autres types de congés, souvent méconnus, existent et pourraient vous être utiles.

Qu’ils soient rémunérés ou non, voici 8 types de congés que vous ne connaissez peut-être pas.

1. Le congé de proche aidant

Le congé de proche aidant vous permet de vous occuper d’une personne handicapée ou d’une personne souffrant d’une perte d’autonomie particulièrement grave. Ce congé est accessible sous conditions d’une relation familiale ou étroite et stable avec la personne aidée. La personne aidée doit résider en France (et même pas en vacances). Ce congé a une durée de trois mois, renouvelable pour un an sur l’ensemble de la carrière.

2. Le congé de solidarité internationale (CSI)

Le CSI permet à un salarié du secteur privé de participer à une mission d’entraide à l’étranger. Il est obligatoire de demander l’autorisation de l’employeur au moins un mois avant le départ. Les agents publics ne sont pas concernés, sauf s’ils sont en disponibilité, en détachement ou en congé spécial et non en vacances.

L’employeur peut refuser d’accorder le CSI si l’absence est préjudiciable à la bonne marche de l’entreprise. Les règles diffèrent selon la convention collective de l’employeur. L’association humanitaire d’accueil doit figurer sur une liste établie par décret. La condition essentielle est d’avoir travaillé pendant au moins douze mois dans l’entreprise, consécutifs ou non. Ce congé n’est pas rémunéré, selon les Echos.

3. Le congé menstruel

Le congé menstruel n’est pas prévu par la loi, mais de plus en plus d’entreprises commencent à le proposer.

Une grande première en France au début de l’année 2021 a vu le jour. En effet, la société coopérative La Collective, spécialisée dans le démarchage pour les ONG, a été la première entreprise française à proposer un congé menstruel.

Les femmes qui le souhaitent peuvent prendre un jour de congé payé par mois, pendant leurs règles, en envoyant un simple mail.

Leur salaire sera intégralement versé pendant cette journée et cette absence ne peut être comparée ou ajoutée aux arrêts de travail traditionnels. Depuis, même si le congé menstruel a fait l’objet de nombreuses controverses, de nombreuses entreprises ont suivi ce modèle.

4. Le congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale permet aux salariés de s’absenter du travail pour assister un proche en fin de vie. Le congé débute à l’initiative de l’employé. Ce congé peut être pris à temps plein ou à temps partiel. Il dure trois mois et est renouvelable une fois. L’employeur doit recevoir une demande quinze jours avant la date de votre départ et n’a pas le droit de la refuser.

Ce congé peut également commencer immédiatement, sur prescription médicale. Le congé de solidarité familiale n’est pas rémunéré. Toutefois, le salarié en congé perçoit l’Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (Ajap). Son montant est de 57,34 euros brut par jour pour une durée maximale de 21 jours ou de 28,67 euros brut par jour pour une durée maximale de 42 jours si le congé est à temps partiel.

5. Don de congé

Un salarié peut, sous certaines conditions, renoncer à tout ou partie de ses jours de congé non utilisés au profit d’un collègue dont l’enfant, âgé de moins de 20 ans, est gravement malade. Ce don peut également être fait au profit d’un collègue qui est un aidant naturel (mentionné ci-dessus).

6. Des vacances illimitées

Vous croyez aux vacances illimitées, en hiver comme en été ? Généralement proposés par les grands groupes ou les start-ups technologiques, ils vous permettent de prendre plus de jours de congés que le nombre légal.

En effet, cette pratique est déjà en vigueur chez General Electric, Virgin, Netflix, Goldman Sachs, l’agence Golden Bees, la firme Orbiss ou encore l’assureur santé Alan. Chez Indeed, les 10 000 salariés bénéficient de ce droit depuis 2016 et dès leur entrée dans l’entreprise, période d’essai comprise.

7. Le congé pour création d’entreprise

Le congé pour création d’entreprise, renouvelable une fois, vous laisse la possibilité de revenir dans votre entreprise à son terme. Parfait parce qu’il limite les risques, il dure un an. Deux ans d’ancienneté consécutive ou non dans l’entreprise sont nécessaires.

La demande doit être envoyée deux mois avant le départ. Pour les salariés à temps partiel ou à temps plein, le salarié est rémunéré au prorata. Dans le cas d’un emploi à temps plein, le salarié n’est pas rémunéré pour ce congé. Toutefois, des dispositions contractuelles peuvent prévoir des conditions plus favorables.

8. Congé pour bilan de compétences

En tant que salarié du secteur privé ou demandeur d’emploi, vous pouvez bénéficier d’un bilan de compétences. L’objectif du bilan est d’analyser vos compétences professionnelles et personnelles et de définir un projet professionnel et éventuellement de formation. Le financement du bilan de compétences se fait par le biais du compte personnel de formation (CPF).

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Il doit être demandé 60 jours avant le début du bilan de compétences. En effet, ce congé est proposé aux salariés ayant un contrat à durée indéterminée d’au moins cinq ans, dont un an chez l’employeur auprès duquel ils demandent le congé. Toutefois, le salaire est maintenu s’il est versé par l’Opacif (Organisme paritaire agréé au titre du congé individuel de formation).