Scandale présidentielle 2022 : Un candidat arrêté par la Police ! troublant.

Encore un faux pas de Philippe Poutou à la présidentielle avant les élections. Le 10 avril prochain aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle.

Face à Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou tentera sa chance pour la troisième fois après les élections de 2012 et 2017. D’ailleurs, le candidat est connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. On pense notamment à la fois où il a dénoncé François Fillon et Marine Le Pen.

Philippe Poutou age

Cette fois, c’est pour un autre dérapage que son nom apparaît au cœur de l’actualité. Lundi 7 mars, le Conseil constitutionnel a validé douze candidatures pour le premier tour de l’élection présidentielle, dont celle de Philippe Poutou, candidat du NPA. Cela dit, il aurait pu ne jamais être en lice.

En effet, l’ancien ouvrier de Ford qui s’est fait tacler par Kev Adams a été convoqué par la police début février pour injure publique contre une administration publique. Tout a commencé avec ses commentaires sur France Info où il a déclaré que la police tue en octobre dernier. Ces déclarations ont fait monter au créneau le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

En apprenant cela, celui qui est actuellement conseiller municipal à Bordeaux a déclaré dans un communiqué sur Twitter : Le ministre de l’Intérieur semble avoir mis ses menaces à exécution.

Pour rappel, Philippe Poutou avait déclaré : La police tue, elle a tué. Après, on peut discuter des assassinats, des meurtres, des bavures ou de la légitime défense. Ce dernier avait promis de citer les noms de feu Steve Maia Caniço tué à Nantes en 2019 ou celui de Rémi Fraisse lors des manifestations contre le barrage de Sivens en 2014.

Gérald Darmanin avait alors déclaré avoir porté plainte pour défendre l’honneur de tous les policiers.

Du coup, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) estime qu’avec cette plainte, Philippe Poutou est dans le viseur d’un pouvoir qui, entre les dissolutions d’organisations et les plaintes à répétition, est prêt à tout pour intimider et faire taire toute voix critique. Mais nous disons à Gérald Darmanin et à Emmanuel Macron : nous sommes là, et nous ne serons pas réduits au silence ! Espérons que cette arrestation ne lui portera pas préjudice.

Présidentielle. C’est un petit exploit : comment Philippe Poutou s’est qualifié in extremis.

Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a bien obtenu ses 500 parrainages, comme il l’avait annoncé jeudi 3 mars, alors que le dernier compteur du Conseil constitutionnel affichait 439 signatures.

Le Conseil constitutionnel a validé ce lundi 7 mars 2022 la liste des candidats à l’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 10 avril. Philippe Poutou est le douzième d’entre eux.

Les Sages ont annoncé ce lundi qu’ils avaient validé sa candidature, sur laquelle planait encore un peu d’incertitude. Le dernier compteur du candidat du Nouveau parti anticapitaliste affichait, jeudi 3 mars, 439 parrainages. Il fallait encore en recueillir au moins 61 avant la clôture du dépôt des parrainages, vendredi 4 mars à 18 heures.

Et ces parrainages devaient encore être validés, c’est-à-dire qu’ils devaient provenir d’au moins 30 départements différents. Nous avons réussi à surmonter l’obstacle grâce à un important effort militant et à des gestes de solidarité politique, a déclaré Philippe Poutou dans un communiqué.

Des parrainages livrés par des coursiers

Vendredi, c’était un peu la course contre la montre pour les équipes des candidats et surtout pour Philippe Poutou. Il a fallu faire appel à des coursiers agréés pour être sûr que les derniers parrainages arrivent bien avant 18 heures au Conseil constitutionnel.

Ce n’est pas seulement une question de nombre de parrainages, c’est aussi une question de nombre de parrainages qui ont été envoyés au Conseil constitutionnel, a-t-il déclaré. D’autres parrainages ont été envoyés directement par les maires, a-t-il précisé. Il était alors certain d’avoir le nombre de parrainages, et même plus.

Philippe Poutou ! Nous sommes très heureux, et même un peu surpris, a déclaré le candidat au début de la réunion, fier de ce petit exploit.

Nous sommes petits, mais nous représentons quelque chose de grand.

D’après nos calculs, nous en sommes à environ 530-550 parrainages, a précisé Philippe Poutou. Donc même si 10, 15, 20 parrainages sont invalidés, nous avons une marge, a-t-il ajouté, amusé de s’inviter dans une élection où l’on ne nous attendait pas. En général, ce sont les gros, les grosses écuries qui entrent dans l’arène.

Nous sommes petits, mais nous représentons quelque chose de grand. Cela prouve que même si nous sommes minoritaires en termes de voix, nos idées sont perçues avec sympathie, se réjouit le candidat.

Comment expliquer, malgré tout, les difficultés rencontrées par le candidat du NPA, ex-LCR ? Elles contrastent notamment avec la rapidité avec laquelle Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière, fortement ancrée localement, a obtenu ses parrainages. Le NPA ne compte que 1 200 adhérents (contre 8 000 pour LO) et a commencé à chercher les fameuses signatures plus tard que les équipes de LO, mobilisées dès le mois de juin.

Le système des parrainages, une machine à exclure.

La candidature du syndicaliste Anasse Kazib, ancien du NPA, qui a obtenu 149 parrainages, a-t-elle aussi fait de l’ombre à Philippe Poutou ?

Philippe Poutou

Non, balaie le candidat, qui évoque plutôt la multitude de candidatures à gauche, dont celle du Parti communiste qui n’avait pas de candidat en 2017, ce qui avait libéré des parrainages pour d’autres élus.

Philippe Poutou continue de dénoncer un système qu’il perçoit comme un filtre anti-démocratique, une machine à exclure les candidats des partis non implantés dans les institutions. Et il demande l’abandon de ce système et son remplacement par une collecte de parrainages citoyens.