Ce nouveau radar fou provoque la colère des automobilistes en France !

Un léger moment d’inattention, une pédale enfoncée un peu trop loin, un flash de radar et c’est la mauvaise surprise. Un phénomène qui agace tout le monde, surtout lorsque l’automobiliste n’a pas commis d’excès de vitesse. C’est l’étrange histoire d’un radar mobile possiblement fou, comme le rapporte France Bleu. Celui-ci est situé en contrebas, à la sortie de la commune de Friville-Escarbotin, dans la Somme. Sur ce tronçon de la D925, la vitesse est limitée à 80 km/h. Mais depuis quelques jours, de nombreux usagers se plaignent d’être flashés alors qu’ils affirment avoir roulé en dessous de la vitesse autorisée.

radar

Sur un tronçon de route limité à 80 km/h, de nombreuses personnes se plaignent d’avoir été flashées par un radar fou alors qu’elles roulaient en dessous de la vitesse maximale autorisée.

Le mécontentement s’est propagé sur les réseaux sociaux et les appels à la gendarmerie se sont multipliés, cette dernière en ayant reçu dix pour la seule journée du dimanche 13 février, rapporte actu.fr. Certains automobilistes expliquent qu’ils n’ont pas dépassé les 70 km/h. Au travail, un collègue m’a raconté que son ex-compagne avait été flashée deux fois au même endroit dans la même journée. C’est quand même des routes qu’on emprunte tous les jours, alors on ralentit, c’est bizarre, s’interroge Sandra, sous la plume de France Bleu.

radar anti bruit

De son côté, la préfecture répond que des vérifications sont en cours sur un éventuel problème technique. Pour la gendarmerie, l’explication pourrait résider dans le fait que le radar mobile a été récemment déplacé, et qu’un laps de temps serait nécessaire pour qu’il se calibre à la vitesse appropriée, précise France Bleu. Dans tous les cas, les gendarmes tempèrent en disant que s’il y a eu une erreur, les automobilistes concernés ne seront pas verbalisés.

Comment fonctionne le nouveau radar sonore qui arrive en France ?

radar sonore

Le radar sonore est testé dans plusieurs villes depuis le début de l’année. Les premières amendes seront dressées au printemps 2023, mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter si votre voiture n’est pas trafiquée.

Êtes-vous le genre de personne à surveiller votre compteur de vitesse lorsque vous vous approchez d’un radar ? Bientôt, vous devrez également faire attention aux nuisances sonores. Les premiers radars dits anti-bruit viennent d’être installés en France, dont deux à Paris, dans les 17e et 20e arrondissements. Placés en hauteur, ils ressemblent à un radar automatique ordinaire, en plus long. Mais il ne calcule pas votre vitesse. Comme son nom l’indique, le radar sonore surveille le niveau de bruit émis par votre voiture ou votre deux-roues.

Il mesure le niveau de bruit et nous permet de savoir d’où vient le bruit dominant à un moment donné, explique Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif, l’une des trois entreprises (avec Acoem et MicrodB) sélectionnées par le gouvernement pour tester cette nouvelle famille de radars. Le radar de Bruitparif a nécessité près de 6 ans de développement. Baptisé Hydre, il contient deux modules acoustiques, appelés méduses en raison de leur forme, composés chacun de quatre microphones. Les modules sont superposés de manière à connaître la source du bruit mais aussi le point exact des émissions sonores en temps réel, explique Fanny Mietlicki.

Cette technicité joue un rôle essentiel car elle permet d’évaluer le niveau sonore en fonction de la distance du capteur. Il faut tenir compte du fait que le véhicule le plus proche du radar n’est pas forcément le plus bruyant, explique la directrice de Bruitparif.

Avec notre système, nous sommes capables d’isoler le bruit d’un véhicule dans un environnement bruyant et de détecter celui qui fait le plus de bruit même si plusieurs véhicules passent en même temps.

Le niveau de bruit est calculé à une distance de référence de 7,60 mètres. Ce chiffre correspond à la distance utilisée lors des tests d’homologation des véhicules sur une piste d’essai à 50 km/h, précise-t-elle, ajoutant que le radar dispose également d’une marge de tolérance, comme c’est le cas pour les radars automatiques.

Le niveau sonore maximal autorisé n’a pas encore été fixé, mais il devrait se situer entre 85 et 90 dB. L’arrêté ministériel précisant ce seuil sera publié à l’issue de la première phase d’expérimentation des radars de bruit, prévue en mai 2022. Ils attendent d’avoir collecté suffisamment de données pour fixer un seuil qui prendra en compte toutes les conditions qui peuvent perturber les mesures de bruit, explique Fanny Mietlicki.

Néanmoins, pour la directrice de Bruitparif, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. L’objectif du radar anti-bruit n’est pas de distribuer des amendes mais plutôt d’assurer la tranquillité des citoyens en traquant les incivilités. L’idée est de pénaliser les véhicules qui sont anormalement bruyants, ceux qui ont été trafiqués, notamment au niveau de leur système d’échappement. En clair, si votre voiture ou votre deux-roues est strictement d’origine, vous ne risquez rien, même si vous passez à grande vitesse devant le radar car les tests d’homologation se font à plein régime. Sachez également que l’utilisation du klaxon ne sera pas non plus sanctionnée.

Il ne devrait pas non plus y avoir de problème avec les voitures anciennes. Elles sont également en dessous du seuil de la norme d’homologation, précise Fanny Mietlicki. Gageons que l’expérimentation de ces radars permettra également de prendre en compte les émissions sonores des voitures classiques.

Une expérience avant de recevoir une amende

L’expérimentation de ce nouveau radar a débuté en janvier et durera jusqu’à la fin du mois de mai. A l’issue de cette première phase, toutes les données des caméras de bruit installées dans les sept communes sélectionnées par le gouvernement (Paris, Nice, Toulouse, Bron, Rueil-Malmaison, Vallée de Chevreuse et Villeneuve-le-Roi) seront analysées.

C’est une étape longue qui pourrait durer entre 6 et 9 mois car des études vont être lancées par le laboratoire national de métrologie et il y a tout un référentiel à élaborer, explique Fanny Mietlicki. Cette phase de l’expérimentation est cruciale pour les constructeurs car elle leur permettra d’obtenir le certificat d’homologation du radar et donc de pénaliser les usagers de la route. Selon la directrice de Bruitparif, cette étape devrait débuter au printemps 2023, en avril si le calendrier est respecté.

Pour sanctionner, le radar Hype peut s’appuyer sur deux caméras : l’une à grand angle se déclenche automatiquement lorsqu’un véhicule dépasse le seuil de bruit toléré, l’autre scanne la plaque d’immatriculation. Cette action constitue un dossier d’infraction potentielle qui sera envoyé par liaison sécurisée à l’organisme de traitement des infractions, précise Fanny Mietlicki. S’il y a plusieurs véhicules sur la même photo, le véhicule en infraction sera entouré en rouge avec la mesure de bruit enregistrée par le radar.

Une amende de 135 euros

radar

Contrairement aux radars traditionnels, le radar sonore ne devrait pas vous faire perdre de points sur votre permis de conduire. En revanche, il vous expose à une amende de quatrième classe de 135 euros, réduite à 90 euros si vous payez dans les 15 jours. Selon Bruitparif, un radar sonore coûterait entre 20 000 et 30 000 euros, soit beaucoup moins qu’un radar automatique (80 000 euros).


Pierrette Rajaonasy

J'adore particulièrement toutes les actualités people et les séries Netflix, deux sujets pourtant diamétralement opposés que l'on retrouve sur ce magazine francophone ! Je partage donc mon opinion assez régulièrement dans mes articles sur le site.