Philippe Bouvard en fin de vie fête ses 92 ans, il fait des confidences troublantes.

Philippe Bouvard n’a pas vu le temps passer. Ce lundi 6 décembre, l’animateur et journaliste fête ses 92 ans. Un événement qu’il entend célébrer dans la joie même si une certaine nostalgie l’envahit comme beaucoup de personnes de son âge.

Philippe Bouvard

Philippe Bouvard fête ses 92 ans. L’occasion pour le célèbre journaliste et ancien animateur des Grosses Têtes de faire le point sur sa vie et de faire des confidences émouvantes.

Philippe Bouvard a débuté comme coursier pour le service photo du Figaro a en effet vécu plusieurs vies. Après avoir enfin pu écrire dans les colonnes du journal, dont il est même devenu le directeur général adjoint, le mari de Colette Savage est devenu rédacteur en chef de France-Soir, puis chroniqueur à Paris Match et au Point.

Philippe Bouvard jeune

Et c’est sans compter sur son incroyable carrière à la télévision et au micro de RTL où il a notamment animé Les Grosses Têtes jusqu’en 2014, avant que Laurent Ruquier ne prenne le relais. Un coup de poignard dans le cœur de Philippe Bouvard qui n’arrive toujours pas à s’en remettre, même s’il ne garde que de bons souvenirs de son passage aux commandes de l’émission de radio.

Je vais vers la fin de ma vie.

Alors qu’il sort un nouveau livre, On s’en souviendra, aux éditions de l’Archipel, Philippe Bouvard s’est confié à FranceInfo sur sa carrière et sa vie, qu’il a revue quelques jours avant de souffler ses 92 bougies. Le journaliste a même fait des confidences très touchantes. J’ai le sentiment d’avoir fait ce que je voulais faire, et de l’avoir fait complètement.

Je n’ai pas à me plaindre révèle Philippe Bouvard. J’ai le sentiment d’avoir fait le travail pour lequel j’avais une vocation. Je suis heureux d’avoir été accepté avec des défauts que mon travail a transformés en qualités. Je suis heureux d’avoir fondé une vraie famille. Je n’ai rien à reprocher à la vie, sauf qu’il faudra bien qu’elle se termine un jour, a-t-il confié à la journaliste Élodie Suigo dans son podcast Le Monde d’Elodie.

S’il n’a aucun regret, le meilleur ennemi de Cyril Hanouna et Yann Barthès a avoué avec beaucoup de franchise être surpris par son âge très avancé. Je n’arrive pas à croire que j’ai 92 ans, a-t-il révélé. C’est tombé sur moi sans que je m’en aperçoive, et j’ai évidemment connu 70, 80 et 90 ans, mais je ne sais pas, je ne les ai pas vus passer. Alors aujourd’hui je me dis que c’est embêtant parce que je vais vers la fin de ma vie, et je n’ai pas l’impression que ma vie est finie. Il y a une contradiction.

Philippe Bouvard essaie donc de ne pas penser à la mort, même s’il s’y prépare. J’ai pris tellement de plaisir, d’abord dans mon travail, mais aussi dans tous les plaisirs que la vie peut offrir à quelqu’un qui est un peu connu et qui n’a pas trop de fins de mois difficiles, que le fait de tout quitter un jour, subitement ou non, me rend triste. Mais ce n’est pas dans ma nature d’être triste, a-t-il déclaré. A 92 ans, le journaliste n’a pas dit son dernier mot.

Philippe Bouvard : Un calvaire !

Ce monstre sacré du Paf a fêté son 92e anniversaire ! Mais avoir atteint cet âge à l’époque de Covid ne doit pas être une sinécure ! En plus de cette atmosphère rude dans laquelle un simple contact avec le virus peut vous faire passer de vie à trépas, Philippe Bouvard confie avoir vécu un véritable calvaire !

La vie ne pouvait-elle pas laisser tranquille ce grand homme de radio et de télévision ? Il semble que non. Journaliste dans l’âme, il n’est pas prêt à baisser totalement les bras, comme il vient de le prouver en publiant un nouveau livre, Des grumeaux dans la passoire, aux éditions Plon.

Un sacerdoce pour Philippe Bouvard, certes, quand on sait que cet homme de lettres souffre de problèmes de vue depuis plusieurs années, comme il l’avait déjà confié à Laurent Delahousse en 2014 sur France 2 : En ce moment, je me remets à l’écriture, même si, comme ma vue s’est dégradée et que je ne contrôle plus suffisamment mon écriture, je ne suis plus capable d’écrire.

Je suis obligé de dicter. Quoi qu’il en soit, pour ce dernier opus, le présentateur s’est replongé dans ses souvenirs et a dû revivre certains épisodes de sa vie qui, aujourd’hui encore, lui font sans doute terriblement mal ? Une véritable souffrance qui ne semble pas vouloir le quitter !

En évoquant les 140 personnalités qu’il a choisi de raconter et qu’il a rencontrées au cours de sa très longue carrière, Philippe Bouvard a évidemment revécu la fin douloureuse de son émission préférée, celle qu’il animait depuis le tout début de son existence, en 1977, Les Grosses Têtes !

Pendant trente-sept ans, il avait régalé les auditeurs de RTL avec sa bande de complices, de Jean Yanne à Olivier de Kersauson, en passant par Jacques Martin, Jean Dutourd, Carlos, etc. Puis, soudain, en 2000, le nouveau patron de RTL, Stéphane Duhamel, désireux de rajeunir l’antenne, remplace le mythique chef de bande par Christophe Dechavanne.

Mais en quelques semaines, l’audience avait tellement chuté – plus de 600.000 auditeurs avaient déserté l’émission – que la radio de la rue Bayard, écrasée par un courrier hostile, avait rapidement fait marche arrière et rappelé Philippe Bouvard !

Mais pendant ces quelques mois d’absence, il avait rejoint Europe 1, et s’était retrouvé à travailler avec son concurrent direct de l’époque : Laurent Ruquier ! Mais ce qu’on ne savait pas, c’est que le jeune animateur aurait fait vivre un véritable enfer à son aîné ! C’est ce que Philippe Bouvard a confié au site Télépro le 1er décembre dernier.

A l’époque, il faut rappeler que le présentateur emblématique des Grosses Têtes a été cruellement blessé par son éviction de RTL. Il en a souffert et a décidé de participer au concours, sans doute pour faire râler la radio à laquelle il avait tant donné.

Mais, contrairement à ce qu’il imaginait, au lieu d’être heureux d’accueillir ce grand homme de médias et de profiter de son expérience, Laurent Ruquier, si l’on en croit Philippe Bouvard, loin de lui donner la place qu’il mérite, le malmène régulièrement, comme si c’était un jeu : Ça ne s’est pas bien passé [Ruquier] pensait que ma carrière était terminée, il était content que je ne sois plus en compétition avec lui ! Il voulait se venger c’est comme ça que je l’interprète des années où il m’avait poursuivi sans jamais m’attraper.

Il n’a pas dit de choses méchantes à l’antenne, mais il a systématiquement coupé ce que j’avais dit ! Et Philippe Bouvard de conclure cette diatribe par une petite phrase qui en dit long et sonne comme un euphémisme : Vous savez, l’audiovisuel n’est pas l’école de la gentillesse.

Une vérité qu’il recevra en plein cœur en 2014, quatorze ans après avoir accepté de revenir sur RTL, lorsque la direction le remerciera définitivement, pour qu’il soit remplacé par. Laurent Ruquier ! Comme il l’a confié à Télépro, le traumatisme de sa disgrâce a été d’autant plus éprouvant qu’il se croyait à l’abri :

J’ai longtemps cru que le succès vous protégeait. J’ai longtemps cru que le succès vous protégeait pendant un temps, mais si vous dépassez ce temps, il peut vous être défavorable !

Il y a beaucoup de gens qui veulent vous remplacer ! On comprend mieux pourquoi, en 2016, visiblement toujours aussi meurtri, il confiait à People Act Magazine : Mon départ des Grosses Têtes reste un souvenir douloureux. L’année suivante, c’est à Thierry Ardisson, dans Salut les Terriens ! sur Canal +, qu’il se confie : Vous savez, il faut savoir tourner les pages, mais quand il y a eu beaucoup de pages, c’est long et ce n’est pas facile.

Philippe Bouvard

Aujourd’hui, toujours triste d’avoir été évincé des Grosses Têtes, mais plus que jamais en prise avec l’actualité, Bouvard nous offre 336 pages d’égratignures et d’humour, qui démontrent, s’il en était besoin, qu’il a amplement sa place dans le Paf.


Martha Levine

Tout projet incroyable commence par une étincelle et un esprit talentueux. C'est le cas pour Martha Levine, la fondatrice du site PEOPLE ACT MAGAZINE. À tout juste 41 ans, elle a eu une idée brillante en tant que femme de lancer ce projet unique sur les stars et les peoples français.