Ces nouvelles primes prévues pour aider les retraités sur le pouvoir d’achat !

Étudiants, mères célibataires, retraités : le pouvoir d'achat de certaines catégories de la population française est plus menacé que d'autres, surtout depuis le début de l'inflation. C'est pourquoi, dans son projet de loi sur le pouvoir d'achat, le nouveau gouvernement d'Elisabeth Borne a proposé des aides pour les moins fortunés.

Ton Mag révèle que le gouvernement a prévu des aides pour les retraités dans son projet de loi sur le pouvoir d’achat. Ces mesures devraient les aider à protéger leurs finances.

Vendredi 8 juillet 2022, Ton Mag a révélé que les retraités font partie de ceux qui seront aidés, à travers des subventions de l’État mais aussi la revalorisation des pensions.

Une promesse faite par Emmanuel Macron dans son programme de campagne électorale et qu’il semble vouloir tenir durant ce second mandat présidentiel. Combien d’euros supplémentaires les seniors retraités recevront-ils si le texte est adopté par les députés à l’Assemblée nationale ? On fait le point.

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Une aide dès le mois d’août

Selon nos confrères, à partir du 1er juillet, les pensions de retraite et d’invalidité des régimes de base seront revalorisées de 4%.

Ce qui, selon le Premier ministre Elisabeth Borne, représente 60 euros de plus par mois pour une personne dont la pension est de 1 200 euros. Si le projet de loi est adopté par l’Assemblée nationale, les versements seront effectués à partir du 9 août 2022. En plus des retraites, l’allocation de solidarité aux personnes âgées sera également augmentée de 4%.

 


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Son montant dépend de vos ressources et de votre situation familiale, précise Ton Mag. D’ici la fin de l’été, les seniors retraités pourront obtenir quelques euros supplémentaires sur leur compte en banque. Un modeste coup de pouce en ces temps de crise, qui devrait néanmoins permettre aux ménages les plus modestes de faire face à leurs besoins essentiels.

Il faut espérer que l’inflation, qui s’est établie à 5,8 % en juin, ne fasse pas grimper davantage les prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Au-delà d’un certain seuil, il est fort probable que les aides publiques ne suffiront pas à faire vivre de nombreux ménages.

Retraite : la hausse des pensions pourrait ne pas arriver avant septembre

Le gouvernement a annoncé que l’augmentation de 4 % des pensions de base aura lieu en août, avec effet rétroactif au mois de juillet. Toutefois, la loi devra être adoptée et promulguée, et les montants à verser devront être vérifiés.

Ils seront réévalués six mois à l’avance. Pendant la campagne présidentielle, les retraités ont applaudi la promesse d’Emmanuel Macron d’avancer la revalorisation des pensions, qui a normalement lieu en janvier. L’objectif de cette augmentation de 4% à partir de juillet est d’éviter la perte de pouvoir d’achat des retraités causée par une forte inflation.

Seul problème, une loi doit être votée avant de procéder à cette revalorisation dérogatoire des seules retraites de base, qui coûtera près de 5 milliards d’euros. Le gouvernement Borne a donc expliqué qu’elle ne serait effective qu’à partir du mois d’août, au moment du versement mensuel de la pension, mais avec un effet rétroactif sur le mois précédent. Un délai nécessaire, puisque le projet de loi n’est arrivé que jeudi en Conseil des ministres.

Mais ce délai pourrait ne pas être suffisant. Selon plusieurs sources, tant l’avance que le paiement rétroactif ne pourraient avoir lieu qu’en septembre. Le gouvernement a voulu revaloriser dans l’urgence pour des raisons électorales et dans l’espoir que l’administration suive, soupire un connaisseur du secteur.

Risque politique, risque technique

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Deux risques planent sur le paiement du mois d’août. Le premier est juridique : la loi sur le pouvoir d’achat doit être votée et promulguée. Les délais sont très courts. Bien sûr, on voit mal comment l’opposition de gauche ou de droite pourrait refuser ce cadeau aux retraités, mais on a vu lors du chahut du discours de politique générale mercredi que certains députés avaient très envie de s’attaquer au gouvernement Borne.

Il y a aussi un risque technique. Les systèmes d’information de base sur les retraites sont capables d’intégrer rapidement les données de revalorisation. Mais les services d’assurance retraite devront ensuite effectuer des contrôles avant de procéder au paiement, ce qui prend un certain temps. Les risques sont réels, mais pas insurmontables.