Une météorite en chute libre immortalisée en vidéo en Norvège.

météorite

Norvège : Les restes de la météorite, probablement situés dans une zone escarpée, n’ont pas encore été retrouvés (la vidéo).

Les images de cette météorite sont spectaculaires. Ce dimanche, un météore d’une taille inhabituelle, selon les termes du Guardian, est entré dans l’atmosphère terrestre avant de s’écraser probablement sur la région d’Oslo en Norvège. Comme le rapporte le média britannique, les premières observations ont été signalées vers 1 heure du matin près de la ville de Throndeim, et il n’y a apparemment pas eu de victimes ni de dégâts.

Finalement, les images d’une webcam à Holmestrand ont fourni les images les plus claires de la chute de la météorite, confirmant que des débris avaient frappé notre planète. On peut voir une boule de feu tomber du ciel, provoquant un énorme flash en s’écrasant.

Selon le réseau norvégien Meteor, spécialisé dans l’analyse des vidéos de ce type, l’objet pourrait être tombé dans une grande zone boisée appelée Finnemarka, à 60 km d’Oslo.

météorite

Des recherches difficiles

Lundi, aucune trace de la météorite n’avait été trouvée, et les travaux pourraient prendre jusqu’à 10 ans en raison du profil escarpé du site du crash.

“Ce que nous avons eu la nuit dernière, c’est un gros rocher météorite voyageant probablement entre Mars et Jupiter, qui est notre ceinture d’astéroïdes. Et quand (un tel rocher) fend l’air, cela crée un rugissement, une lumière et une grande excitation parmi nous, les experts, mais aussi la peur chez les autres”, a déclaré à Reuters Morten Bilet, membre du réseau Meteor qui a vu et entendu la chute.

Recherche d’une météorite tombée dans le nord des Deux-Sèvres

Le 13 juillet à 22h34 heure locale, un objet brillant a traversé le ciel entre Parthenay et Bressuire. Les caméras des scientifiques du réseau d’observation du ciel FRIPON ont repéré cette trajectoire. Selon leurs calculs, une chute au sol de fragments est hautement probable dans ce secteur.

La campagne de terrain a donc commencé pour les scientifiques. Tout d’abord, ils ont repéré la zone, téléphoné aux mairies concernées, puis “négocié” avec les propriétaires, agriculteurs ou autres, pour pouvoir balayer les parcelles. C’est la deuxième recherche de ce type effectuée en France.

Malheureusement, celle de mars dernier n’ayant pas abouti, les espoirs se portent sur celle entreprise dans les Deux-Sèvres.

Meteorite norvège

Personne n’a vu l’objet y tomber, mais deux caméras spécialisées (appartenant à des associations d’astronomie) ont capturé son passage, la première basée à Marigny dans les Deux-Sèvres, et la seconde à La Chapelle-aux-Lys. Leurs informations permettent de calculer la trajectoire, la vitesse et d’estimer le poids des fragments. Ils savent que le bolide est entré dans notre atmosphère à 13 km par seconde (c’est peu) et que la météorite à trouver pourrait peser entre 75 et 340 grammes. Mais sera-t-elle en un seul morceau ?

La quête du Graal

Reste à le trouver… Le lieu de chute serait Maisontiers, dans le Nord-Deux-Sèvres. Ce week-end, les spécialistes s’y retrouveront pour explorer le sol à la recherche de cailloux venus de l’espace. Tous les astronomes, professionnels et amateurs, ont envie d’être là ! Plusieurs associations se coordonnent pour se partager le travail.

Cela ne se fait pas tous les jours. Dans le passé, il y en a eu. Mais aujourd’hui, plus personne (ou presque) n’est dans les champs pour observer le ciel. C’est pourquoi les chercheurs ont besoin de météorites “fraîches”, car on les trouve souvent sans savoir quand elles sont tombées, et l’eau modifie la composition de la roche.

Eric Chapelle, directeur de l’Espace Mendès France (planétarium de Poitiers)

Le projet FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network) et ses caméras nocturnes compensent la baisse quantitative de l’observation humaine. La France est ainsi maillée par une caméra tous les 100 km. Grâce à ce réseau, il est possible de déterminer la zone de recherche météorite à quelques dizaines de mètres près. Néanmoins, si vous observez une grosse étoile filante, n’hésitez pas à le signaler. Plusieurs témoignages permettent de reconstituer une trajectoire.

1 mètre de diamètre au départ la météorite, une balle de ping-pong à l’arrivée

La zone à explorer fait environ 12 kilomètres de long et 1 kilomètre de large, et le vaisseau spatial a perdu beaucoup de poids en tombant sur Terre. Son diamètre a diminué d’environ un mètre et il n’est plus qu’un millième de sa taille, probablement pas plus gros qu’une balle de ping-pong… La mission s’annonce donc difficile, mais il est vital d’agir rapidement.

Malheureusement, il y a beaucoup de pierres noires ici, mais elles ne sont pas enterrées. On cherche donc les pierres comme on chercherait des champignons, des choses qui sont joliment posées dans l’herbe, relativement faciles à trouver en fait ! L’inconvénient, c’est que les surfaces à scanner sont énormes !

François Colas, astronome à l’Observatoire de Paris, directeur de recherche au CNRS

Si vous habitez dans la région, voici quelques conseils dans le croquis ci-dessous pour vous aider à reconnaître une éventuelle météorite. La pierre est notamment ornée d’une croûte noire due au frottement contre l’atmosphère, et ses bords sont émoussés, comme fondus. Surtout, ne vous approchez pas d’un aimant, car cela ” effacerait ” le champ magnétique de l’objet céleste et fausserait son analyse sur ce point.


Louis Foucault

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