Maud (Meilleur Pâtissier) la gagnante révèle son retour difficile à l’école !

Maud a remporté la dixième saison du Meilleur pâtissier sur M6. Mais comment cette lycéenne a-t-elle fait pour jongler entre ses cours et le tournage de l’émission ?

La chef Christelle Brua, qui n’est autre que la chef pâtissière de l’Elysée, lui a même proposé un stage ! J’ai été très touchée et flattée, mais je ne veux pas arrêter mes études pour le moment donc je ne compte pas donner suite, a-t-elle expliqué dans une interview. Pour les besoins du tournage, Maud a dû s’absenter de l’école pendant de nombreuses semaines. Elle explique que la rentrée scolaire de septembre 2021 a été particulièrement difficile pour elle.

Maud Meilleur Pâtissier

Personne dans ma classe ne savait où j’étais.

Afin de pouvoir participer au concours, Maud a obtenu l’autorisation de son école : J’avais expliqué la situation à la direction de mon école. Comme j’avais de bons résultats, ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de problème, que je pouvais y participer, et que cela n’affecterait pas mon passage en première année, explique-t-elle. Rassurée, elle a pu se lancer à fond dans l’aventure.

Cependant, rattraper toutes ces leçons n’a pas été facile pour elle : Pendant le tournage, je voyais le retard accumulé, les devoirs que je ne faisais pas. Personne dans ma classe ne savait où j’étais (les cours se déroulaient en demi-jauge à l’époque, ndlr), ajoute-t-elle.

 

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Un difficile retour à la réalité

Bien sûr, elle a dû rattraper son retard : L’école m’a dit que je devrais rattraper mon retard pendant les vacances. Sauf que j’ai dû écrire un livre de recettes, après avoir gagné Le Meilleur Pâtissier. Elle avoue que le retour à la réalité a été brutal : à la rentrée, je me suis écroulée, se souvient-elle. Cette prodige de la pâtisserie n’a pas l’intention de mettre de côté ses études :

Je suis encore au lycée, par sécurité. Arrêter avant le baccalauréat, c’est chaud. J’ai toujours eu de bons résultats, je me dis que je ne vais pas abandonner maintenant. Si, après le baccalauréat, j’ai une activité qui me satisfait, peut-être que je ne poursuivrai pas d’études supérieures, souligne-t-elle.

 

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Mille et un projets de pâtisserie

Bien sûr, elle ne manque pas de projets : Je suis toujours en train de faire de la pâtisserie. J’ai de la chance, car je me débrouille plutôt bien sur les réseaux. Je travaille sur une collaboration avec une pâtisserie pour pouvoir vendre une de mes créations très prochainement. J’ai créé mon site internet, où je propose mes recettes, et il y a le livre qui arrive. J’aimerais aussi trouver un moyen de proposer des formations pour transmettre ce que je sais à des passionnés comme moi. Bref, cette petite fille a de l’avenir !

Maud, lauréate du Meilleur pâtissier : Je me remettais constamment en question.

 

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Pourquoi vous êtes-vous inscrite à l’émission ?

Maud : J’ai vu les saisons 8 et 9 et je me suis dit qu’un jour j’aimerais faire ça dans ma vie. Quelque temps après, j’ai reçu un message sur Instagram d’une personne travaillant sur le casting d’une émission de pâtisserie sur M6 me demandant si j’étais intéressée. Je me suis dit que si c’était une blague, ce n’était pas drôle, car il ne faut pas se faire de faux espoirs comme ça. Après confirmation, je me suis rendue au casting, avec deux gâteaux, en me disant que je devais tenter ma chance, mais sans vraiment y croire.

Je ne m’attendais pas du tout à faire partie de la sélection finale. Quand j’ai appris que je participais au concours, j’ai été heureuse pendant dix minutes, puis j’ai été anxieuse car je me demandais dans quoi je m’engageais. Je ne pensais pas du tout avoir le niveau pour participer à cette émission de pâtisserie.

 

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Comment avez-vous réagi lorsque vous avez découvert que vous étiez la plus jeune sur le plateau ?

Quand je suis arrivé sur le plateau, je savais que j’allais être le seul mineur parce qu’ils n’allaient pas prendre deux jeunes au casting.

Je m’y attendais, mais j’appréhendais un peu de passer deux mois avec des adultes. J’avais peur d’être méprisé. Mais le fait d’avoir bien réussi le premier tour m’a donné de la crédibilité. Et au final, tout le monde a été très gentil et attentionné. Aujourd’hui, j’ai gardé le contact avec de nombreux candidats et nous avons créé des liens forts.

Je n’ai jamais eu autant d’énergie dans ma vie. Que représente pour vous le fait d’être le plus jeune candidat du concours et le plus jeune lauréat ?

C’est une source de fierté. Il n’est pas nécessaire d’avoir de l’expérience dans la vie pour avoir des compétences dans certains domaines. Parfois, certains adultes ont tendance à nous juger différemment et à avoir moins d’attentes.

La finale est très serrée. Vous attendiez-vous à gagner Maud ?

La finale a été à la hauteur de la compétition : souvent top sur le défi de Cyril et flop sur le test technique de Mercotte. L’ambiance était particulière car, contrairement aux autres candidats des tours précédents, nous savions que c’était notre dernier jour. Nous étions à la fois heureux et nostalgiques. Je me suis dit que si je ne me donnais pas à fond, je le regretterais. Nous n’avions pas beaucoup dormi la nuit précédente. Nous avions terminé à 1 heure du matin la nuit précédente et à 7 heures, nous étions déjà sur le plateau.

 

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Et pourtant, je crois que je n’ai jamais eu autant d’énergie dans ma vie, je courais partout. Une fois l’épreuve terminée, le verdict est tombé.

Au fond de moi, je crois que j’y croyais vraiment, mais je ne voulais pas me l’avouer. Je me suis dit : Mieux vaut ne pas crier victoire trop vite, car si ce n’est pas toi, tu risques d’être déçu.

Mais c’était déjà un beau parcours. Mais les autres me disaient que ça allait être moi. Quand mon nom a été annoncé, j’ai pleuré de soulagement, de reconnaissance et de joie. C’était tellement inattendu ! Il y a un an, si quelqu’un m’avait dit que je ferais Le Meilleur pâtissier, je lui aurais ri au nez.

Si c’était à refaire, je réagirais différemment.

Qu’avez-vous appris sur vous-même grâce à l’émission ?

 

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Beaucoup de choses. Elle m’a fait prendre conscience de la force dans laquelle on peut puiser pour se dépasser. Dans un autre registre, étant jeune, au début c’était un peu compliqué car tous les autres candidats avaient vécu plus de choses et géré le stress. Pour ma part, à part le brevet, je ne vois pas vraiment ce que j’ai vécu comme stressant.

Au début de la compétition, je perdais mon calme, je devenais nerveux. Si c’était à refaire, je réagirais différemment. L’émission m’a fait grandir, je gère mieux mes émotions aujourd’hui. Enfin, passer deux mois avec des adultes a été très enrichissant. J’ai pu entendre d’autres personnes que mes parents parler de leur travail, de leur vie. Cela m’a ouvert l’esprit.

Vous êtes souvent très dur avec vous-même. Avec le recul, comment vous jugez-vous dans l’émission ?

 

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Parfois je me trouve bien et parfois je me trouve insupportable. Quand je dis que ma tarte est complètement ratée parce qu’un petit détail est différent de ce que j’avais imaginé, et que le jury dit qu’elle est bonne, cela crée une incompréhension chez le téléspectateur. Je me dis que j’en ai un peu trop fait.

J’avais l’habitude de me réveiller la nuit

Quelle a été la chose la plus difficile pendant le tournage ?

 

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La fatigue mentale. Quand on regarde la télé, on a l’impression que je suis assez confiant dans ce que je vais faire. Mais c’est pour me convaincre que ça va marcher. En réalité, je me remettais constamment en question. Pendant les dégustations des autres, je me souvenais de ce qui avait marché pour eux, où cela avait échoué. Les premiers jours, je me réveillais la nuit en pensant à des choses que je voulais essayer. C’est insupportable pendant deux mois ! (Elle rit.) Mais c’était une expérience formidable ! Je ne me suis jamais autant amusée.

Quel est le commentaire, positif ou négatif, qui vous a le plus marqué ?

Ce n’est pas tant quand on m’a dit que mon gâteau donnait des frissons, c’est assez subjectif, mais plutôt quand on m’a dit qu’il était commercialisable. Ils nous comparent à des professionnels, c’est glorifiant.

 

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Une autorisation du lycée

Le tournage a eu lieu au printemps. Comment avez-vous jonglé avec les cours ?

Eh bien, on ne jongle pas ! (Elle rit.) J’avais expliqué la situation à la direction de mon lycée. Comme je me débrouillais plutôt bien, ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de problème, que je pouvais participer à l’émission, et que cela n’affecterait pas mon passage en première année. Pendant le tournage, je voyais que je prenais du retard, que je ne faisais pas mes devoirs.

Personne dans ma classe ne savait où j’étais (les cours se déroulaient en demi-classe à l’époque, ndlr). L’école m’a dit que je devrais rattraper mon retard pendant les vacances. Sauf que je devais écrire un livre de recettes après avoir gagné le concours du meilleur pâtissier. À la rentrée, je suis tombé de haut.

Lors de l’émission, Christelle Brua vous a proposé un apprentissage à l’Élysée. Qu’avez-vous pensé de cette proposition ?

J’ai été très touchée et flattée, mais je n’ai pas envie d’arrêter mes études pour le moment, donc je ne compte pas donner suite. Cela fait un an et demi que je fais de la pâtisserie. J’adore ça, mais je n’ai pas vraiment envie de m’y mettre maintenant.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Maud

Je suis encore au lycée, par sécurité. Arrêter avant le baccalauréat, c’est chaud. J’ai toujours eu de bons résultats, je me dis que je ne vais pas abandonner maintenant. Si, après le bac, j’ai une activité qui me satisfait, peut-être que je ne ferai pas d’études supérieures. Je souffre encore. J’ai de la chance, car je me débrouille plutôt bien sur les réseaux.

Je travaille sur une collaboration avec une pâtisserie pour pouvoir vendre une de mes créations très prochainement. J’ai créé mon site internet, où je propose mes recettes, et il y a le livre qui arrive. J’aimerais aussi trouver un moyen de proposer des formations.