Marine Le Pen s’étouffe en direct sur le plateau, grosse panique.

À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen était invitée sur BFMTV ce lundi 4 avril. En pleine interview d’Apolline de Malherbe, la candidate du RN a failli s’étouffer, provoquant un moment de confusion sur le plateau de la chaîne d’information en continu.

Marine Le Pen

La candidate invitée en direct, ce lundi 4 avril 2022. Face à Apolline de Malherbe, Marine Le Pen a failli s’étouffer, créant la panique sur le plateau.


La candidate Marine Le Pen crée l’inquiétude Invitée le 4 avril sur BFTMV, actuellement en campagne, elle poursuit sa tournée des plateaux de télévision.

Elle a présenté l’essentiel de son programme, mais un moment de malaise est venu perturber sa présentation : en effet, la candidate du RN a failli s’étouffer au milieu de l’émission. Un incident heureusement sans conséquences graves.

Marine Le Pen age

Un malaise sur le plateau

C’est lorsque la femme d’extrême-droite Marine Le Pen a été interrogée sur son projet de loi sur l’identité et l’immigration que l’incident est survenu. Elle a expliqué qu’elle voulait permettre aux Français de reprendre la main sur la politique d’immigration. La fille de Jean-Marie Le Pen a néanmoins rapidement repris la parole.

La journaliste Apolline de Malherbe a alors été bienveillante dans ce moment difficile pour l’invitée. Il y a une bouteille d’eau si vous en avez besoin, lui a-t-elle dit. Je n’ai pas de verre, a répondu l’invitée. Mais allez-y, vous pouvez boire à la bouteille. Prenez votre temps, lui a rétorqué Apolline de Malherbe, avant de l’interroger sur sa facture.

Marine Le Pen 2022


La candidate du RN a également commenté la situation en Ukraine, évoquant des crimes de guerre, le conflit violant l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine. Marine Le Pen a également rappelé sa promesse de baisser la TVA sur les produits de première nécessité si elle est élue et sa volonté d’instaurer une retraite entre 60 et 62 ans.

Marine Le Pen est-elle plus proche de la présidence qu’en 2017 ?

Beaucoup de choses ont changé depuis la dernière élection présidentielle.


En France, les sondages anticipent les résultats du second tour : le candidat du Rassemblement national (RN) pourrait cette fois remporter la présidence française et mener l’extrême droite au pouvoir le 24 avril. Oui, Marine Le Pen peut certainement gagne, affirme l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui souligne que le radicalisme de l’autre candidat d’extrême droite, Éric Zemmour, a adouci l’opinion envers Le Pen.

Un autre avantage par rapport à 2017 est l’expérience acquise. Je suis arrivé à la veille du premier tour en bonne position. Ce n’était pas comme ça il y a cinq ans, a déclaré Mme Le Pen au Parisien vendredi, après avoir survécu à la vague de Zemmour et aux ralliements censés l’affaiblir. Mais Marine Le Pen est-elle vraiment plus forte que la dernière fois ?

Le Pen est aussi crédible que Macron sur des questions comme le pouvoir d’achat.

 

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En 2017, la candidature de Le Pen est intervenue à un moment où le paysage politique international a été bouleversé. Dans le contexte du Brexit et de l’élection de Donald Trump, Marine Le Pen semble être la version française de ce bouleversement international. Je défends un monde multipolaire et je défends la coopération entre les nations libres, a-t-elle déclaré lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine en mars 2017, citant le monde de Donald Trump aux États-Unis et le monde de M. Modi en Inde.

Cinq ans plus tard, la stratégie est très différente. À la sortie de l’euro et au saut dans l’inconnu qui l’a accompagné, se substitue une campagne basée sur le pouvoir d’achat, la localité et la proximité, à l’opposé des plans nationalistes et des rassemblements spectaculaires d’Éric Zemmour. C’est une bonne campagne, car elle répond aux attentes des Français.

Dans une étude que nous avons réalisée avant la guerre en Ukraine, les Français considéraient que la principale qualité du futur président devait être la proximité et qu’il devait connaître leurs préoccupations et leurs attentes, explique Mathieu Gallard, directeur de l’institut de sondage Ipsos. De même pour le pouvoir d’achat : il a compris que c’est une préoccupation essentielle, poursuit-il.

 

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Ses efforts ne sont pas vains. Ce qu’on observe aujourd’hui, c’est qu’elle est considérée comme aussi crédible qu’Emmanuel Macron sur le sujet. C’est quelque chose de nouveau, car en 2017 et 2012, les seules questions sur lesquelles elle était considérée comme crédible étaient l’immigration et la sécurité nationale, ajoute Mathieu Gallard.

C’est pourquoi l’écart avec Macron s’est tant réduit dans les projections pour le second tour, même si Emmanuel Macron reste le grand favori. Selon le baromètre Ipsos du 31 mars, Mme Le Pen obtiendrait 46 % des voix en cas de vote final contre l’actuel président. Cependant, en 2017, elle n’a obtenu que 33,9% des voix (un pourcentage qui était déjà le double de celui de son père en 2002).

Des situations sans précédent

En termes d’intentions de vote, beaucoup de choses ont également changé depuis la dernière élection présidentielle. Dans les scores du premier tour, Marine Le Pen est arrivée (légèrement) moins forte que la dernière fois, comme le montre le graphique ci-dessous. Cependant, l’héritière de Jean-Marie Le Pen est dans une dynamique positive, contrairement à avril 2017.

La raison principale est l’émergence de Zemmour, qui a considérablement modifié le vote d’extrême droite. A priori, c’était un obstacle, mais la réalité est que cela l’a rendu plus crédible, également en vue du second tour.

Pour la première fois, le RN, qui était encore un parti puissant mais sans alliés, va bénéficier d’une réserve de voix. Près de 8 électeurs de Zemmour sur 10 iront vers Marine Le Pen, prévient Mathieu Gallard. Ce qui, mathématiquement, rapproche encore plus le candidat d’extrême droite de l’Élysée.

Assez pour espérer une victoire ? Pas nécessairement. Elle doit encore surmonter plusieurs obstacles. Parmi eux, le basculement prévisible d’une grande partie des électeurs de Valérie Pécresse vers Emmanuel Macron.

Une autre difficulté est le vote de peur qui pourrait se produire si l’on en arrive au dernier tour de scrutin. Lors des précédentes élections, plus on considérait que le FN était proche d’une victoire importante, plus la mobilisation était forte pour l’empêcher, souligne Mathieu Gallard, rappelant le cas des élections régionales de 2015, où les régions PACA et Haute France se sont débarrassées de Marion Maréchal et Marine Le Pen malgré les prévisions.

 

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Le défi d’Emmanuel Macron sera de relancer cette diabolisation, une stratégie qui sera favorisée si Éric Zemmour décide de soutenir Marine Le Pen, souligne l’institut de sondage. A cet égard, L’Opinion expliquait fin mars que la candidate du RN ne souhaite pas forcément le soutien du fondateur de Reconquête ! (Reconquista), Éric Zemmour.

Il reste à voir si la mobilisation contre le RN fonctionnera cette fois-ci. C’est le défi d’Emmanuel Macron : dans quelle mesure les électeurs de gauche, notamment ceux de Jean-Luc Mélenchon, iront-ils vers lui ?.

Marine Le Pen

Ce qui est sûr, c’est que dans un tel scénario, Marine Le Pen fera tout pour les dissuader en lançant un front anti Macron. Un argument auquel une (petite) partie des électeurs du candidat de la France Insoumise ne semble pas insensible : selon le baromètre Ipsos, 17% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon préfèrent Marine Le Pen à Emmanuel Macron.



Baptiste Lecomte

Passionnée de tout ce qui ce passe dans le monde c'est avec un grand plaisir que je participe avec vous au magazine People Act comme rédacteur amateur à côté de mes différentes activités, car je suis avant tout dans le sport de haut niveau.