Un influenceur approché pour promouvoir le gouvernement Macron pour un montant hallucinant !

Le streamer et tweeter Rebeu Deter a révélé dans un live stream sur sa chaîne Twitch qu'il a été approché par le gouvernement d'Emmanuel Macron il y a quelques années pour faire des op-eds.

Un célèbre youtuber et influenceur a été approché par le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui lui a proposé une énorme somme d’argent pour mener une campagne promotionnelle.

J’ai été approché il y a quelques années par le gouvernement d’Emmanuel Macron pour faire des opés pour le gouvernement, etc. Ce que j’ai bien sûr immédiatement refusé, raconte Billy, connu sous le nom de @Rebeudeter sur Twitter. Le jeune influenceur au million de followers a récemment expliqué lors d’un live stream sur la plateforme Twitch qu’il avait été approché pour faire la promotion du gouvernement.

Macron 2022

Le gouvernement offre 50 000 euros à un influenceur

On m’a proposé 50 000 livres pour dire que l’État est à l’écoute des jeunes, qu’ils sont là pour les aider, alors que ce n’est pas vrai. On sait tous que c’est faux. Ils n’en ont rien à foutre des étudiants, des jeunes, de la jeunesse, conclut celui qui ne veut ni mentir ni arnaquer ses abonnés.

Les autres influenceurs sont-ils concernés ?

Sur Twitter, les utilisateurs sont indignés. J’aimerais bien savoir qui finance ça. Tout ça avec notre argent ! Combien ont accepté ? Qui d’autre a été approché ?. Combien sont payés par la Macronie (et donc par nous) pour dire des bêtises ? Bravo à Billy pour son honnêteté, ou encore « Ça paie bien le placement de produits gouvernementaux », peut-on lire.

Ainsi, de nombreux Français se demandent combien ont été payés d’autres youtubers et influenceurs comme Mcfly et Carlito, Sundy Jules ou Tibo InShape, qui ont réalisé une vidéo promotionnelle pour le Service national universel (SNU – service militaire) en 2019.

Législatives 2022 : Emmanuel Macron peut-il choisir de dissoudre l’Assemblée ? Ce qu’il faut savoir sur cette solution radicale.

 

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Avec 245 sièges sur 577, le groupe de la majorité présidentielle Ensemble n’a pas réussi à obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale (289), à l’issue des élections législatives.

Ensemble devra donc composer ou s’appuyer sur d’autres forces dans l’hémicycle. A moins que le président de la République ne recoure à l’article 12 de la Constitution, qui prévoit la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale et d’organiser une nouvelle élection, comme l’a mentionné un conseiller de l’exécutif au Monde. Mais que dit le texte ?

Seul le président de la République peut prononcer cette dissolution après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées. Mais, selon le site Vie-publique.fr, il peut passer outre leur avis.

Concernant les modalités du scrutin, l’article 12 précise que les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution et qu’il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit les élections.

Selon Vie-publique.fr, une dissolution ne peut également pas avoir lieu pendant une période de présidence intérimaire ou lorsque le président dispose de pouvoirs exceptionnels (article 16 de la Constitution) en cas de péril national.

Deux dissolutions de l’Assemblée nationale doivent donc être séparées d’un an. Mais le délai est-il le même après une élection classique ?

Macron

Selon le Conseil constitutionnel contacté par CheckNews, Emmanuel Macron devra attendre un an s’il veut dissoudre l’Assemblée nationale. Mais cela ne va pas de soi pour les spécialistes du droit constitutionnel interrogés par nos confrères, pointant du doigt le dernier alinéa de l’article 12.

Ce n’est pas dans l’année qui suit les élections législatives en général, mais dans l’année qui suit une dissolution, explique Aïda Manougian, docteur en droit public. Même avis chez le constitutionnaliste Didier Maus, cité par nos confrères : Rien n’empêche une dissolution à ce moment-là. Il n’y a pas de limite de temps.