L’édito: Hiroshima, pas si loin…

Issue des lois de la bourgeoisie française, je serai aux côtés de la rue…

Par Marion Calviera

 

Le champignon atomique de l'explosion de la bombe atomique Little Boy lâchée sur Hiroshima. © AFP HIROSHIMA PEACE MEMORIAL MUSEUM

Le champignon atomique de l’explosion de la bombe atomique Little Boy lâchée sur Hiroshima. © AFP HIROSHIMA PEACE MEMORIAL MUSEUM

 

Hiroshima (6 août 1945): Pas si loin, en fait. Nous savons que l’évolution de la conscience humaine a perdu beaucoup de temps, au cours de cette phase obscure de l’Humanité. 2015-2017: Réveillons-nous des 30 glorieuses (il est temps), de ce deuxième (et long) sommeil. Ouvrons les yeux. Les grands malheurs n’arrivent pas qu’aux autres. La roue tourne… vite. Et ceux qui doutent encore du futur proche devraient voir cette vérité se confirmer, sous leurs yeux, avant la fin de l‘année. La France doit apprendre de ses nombreuses erreurs et s’extraire d’un égo quasi « démentiel », pour tenter de retrouver un peu de « brillance » — si le dessein de la Nation l’autorise encore. Face à la concurrence mondiale, l’intelligence, la flexibilité, l’adaptabilité, des nations amies-ennemies (ou leur perversité), notre pays s’est transformé en une « puissance » médiocre, passable, naïve, critique, immobile, capricieuse, colérique, parfois inculte, économiquement et socialement affaiblie, administrativement et politiquement incohérente, au constat de la gravité des évènements qui accélèrent leur course. La France se plait à garder les yeux rivés sur une gloire virtuelle, vestige d’un passé révolu. La vérité ? Nos intellectuels et les capitaux fuient le pays comme la peste; les touristes et la bourgeoisie aussi. La solidarité se désintègre. Nous progressons de l’état d’effondrement partiel à l’état d’effondrement global. Une violente colère (justifiée) s’empare du peuple, indocile, au sein d’une société complètement fracturée. Colmater les fissures d’un temple en ruine est une erreur. Le déclin, il me semble, a bien été amorcé. Il faut regarder la situation en face, poser des mots, surtout des actions sur les choses, sans crainte, de quoique ce soit, ni de qui que ce soit. Il faut arrêter de (faussement) s’envisager comme séparés du reste ou de penser que nous pourrions, éventuellement, dans un avenir lointain, la Franc-Maçonnerie et l’Islam radical y compris, voler plus haut que le Soleil: cela n’aura pas lieu. Délit d’initié. Nous sommes actuellement indignes d’un tel potentiel, à titre individuel aussi bien que collectif. Et puis, la peur n’exclut ni le danger, ni les faits. En tant qu’êtres de chair, devons-nous forcément apprendre à « toucher le fond », à goûter au pire, l’improbable insondable, flirter en permanence avec la mort, pour comprendre humblement le sens de la Vie ? L’aveuglement est un crime contre l’Humanité, de même que le déni de réalité n’a plus sa place dans un nouveau chapitre de l’Histoire, ce grand saut vers l’inconnu. « Si tu tends trop la corde, elle se casse. Si tu ne la tends pas assez, elle tombe », entendit Siddhartha, à l’heure de l’Illumination, lors de sa métamorphose en Bouddha. Non, Hiroshima, pas si loin… .

 

© PAM 2016

 

« Des mots » feat. LFDV, extrait de l’album « Dernier MC » – Réalisation © Stéphane Davi – Sortie: 10 mai 2013

 

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