La pandémie grimpe encore, l’inquiétude grimpe en France, les chiffres !

Les indicateurs sur la pandémie de coronavirus en France ne sont pas bons : la propagation du Covid-19 s’accélère, Santé Publique France a relevé dimanche 14 novembre 12 496 nouvelles contaminations (3949 cas de contamination supplémentaires par rapport à dimanche dernier). Tous les chiffres détaillés de Covid plus bas sur cette page.

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La pandémie se propage à nouveau de manière significative en France, avec des cas d’infection en forte hausse.

Ces chiffres font craindre une nouvelle vague pandémie importante avant Noël.

Le port du masque est à nouveau obligatoire dans les écoles élémentaires, les établissements scolaires de toute la France étant à nouveau sous protocole sanitaire de niveau 2.

La 5e vague du Covid a commencé, comme le montre l’évolution des chiffres. William Dab, ancien directeur général de la santé, dans Le Parisien, craint que la France ne soit dans une situation inquiétante avant Noël. On se dirige vers 40 000 à 50 000 nouveaux cas à la mi-décembre si on ne change rien, dit-il, ajoutant : Le taux de reproduction du virus est de 1,2, ce qui signifie que le nombre de nouveaux malades double tous les 15 à 20 jours.

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18:48 – L’UNICEF finance des programmes de formation dans les secteurs sociaux

Djillali Annane, chef du service de réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, a déclaré sur France Info qu’il n’est pas question de confiner les personnes non vaccinées en France. Pour le président du Syndicat des médecins réanimateurs (SMR), la couverture vaccinale est suffisante pour nous protéger, rappelant que la France est différente des autres pays européens. Par ailleurs, Djillali Annane a rappelé que même si la vaccination n’est pas la seule solution, elle est la principale.

18:20 – Le passeport santé nous a sauvés, selon Karine Lacombe

Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, est optimiste quant à l’évolution de la crise sanitaire. Dans une interview accordée à L’Express, elle estime que le pass santé nous a sauvés, bien qu’elle ne soit pas une macroniste convaincue. Pour appuyer ses propos, elle observe que les infections repartent à la hausse, mais il y a aussi une décorrélation importante entre la courbe des contaminations et celle des hospitalisations.

16:32 – Si les gens sont correctement vaccinés, Noël sera presque normal.
Alors que le gouvernement et les autorités sanitaires mettent en garde contre une reprise de l’épidémie de coronavirus en France, la question des fêtes de fin d’année, et notamment de Noël, se pose déjà. Pourtant, si des recommandations de ne pas faire de gros repas avaient été faites en 2020, le ton ne devrait pas être le même dans un peu plus d’un mois. Il est difficile de faire des prédictions, mais je pense que si les gens sont correctement vaccinés, Noël sera presque normal cette année. Je ne suis donc pas trop inquiet, à condition que le public concerné reçoive sa troisième dose, veut croire Eric Caumes, responsable maladies infectieuses et tropicales du service de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dans une interview à L’Express.

18:26 – Un nouvel administrateur des services d’ambulances doit être nommé

Selon les données de VaccinTracker et du ministère de la Santé et des Solidarités, 51 471 669 personnes ont reçu au moins une dose d’un des vaccins anti-Covid (soit 2 998 personnes supplémentaires dans les dernières vingt-quatre heures), ce qui représente 76,8% de la population totale en France.

Parmi elles, 50 362 763 sont totalement vaccinées, soit 74,7% de la population française. 4 041 242 Français, soit 11 781 de plus qu’il y a vingt-quatre heures, ont reçu trois doses de vaccin : autrement dit, 6,0% de la population a reçu une dose de rappel. Il reste donc 23,2% de la population française à vacciner. Au rythme actuel, et si l’on prend en compte la moyenne des 14 derniers jours, nous aurions vacciné avec au moins une dose l’ensemble de la population éligible (12 ans et plus) le 26 octobre 2022.

16:32 – Nous n’allons pas rendre les tests à nouveau gratuits ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, affirme le ministère de la Santé.

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La fin de la gratuité des tests dits de confort a entraîné une baisse du dépistage et a eu très peu d’impact sur la vaccination (voir l’infographie du Parisien à ce sujet), allongeant, en outre, le délai entre l’apparition des symptômes et le prélèvement. Alors que la cinquième vague de l’épidémie se confirme en France, les épidémiologistes plaident pour un retour au dépistage gratuit, qui permettrait selon eux de mieux tracer les cas positifs et les contacts.

Ainsi, interrogé par Le Parisien, Mahmoud Zureik, professeur d’université et praticien en épidémiologie et santé publique, affirme : Dans un contexte de résurgence épidémique, les tests doivent être accessibles rapidement dès l’apparition des symptômes, quel que soit le statut vaccinal. Laisser des cas positifs non diagnostiqués ou diagnostiqués tardivement, c’est prendre le risque de disséminer davantage le virus dans la population. Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistique à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes, ajoute : Je pense qu’il faudra reconsidérer cette mesure.

Cinquième vague confinement

Contacté par le journal, le ministère de la Santé maintient toutefois que le remboursement des tests n’est pas à l’ordre du jour, continuant à marteler que, pour une grande partie de la population française, ce déremboursement ne change rien : Je pense que la décision qui a été prise est bonne : pour 60 millions de Français, rien ne change, et il y a 6 millions de personnes qui seront incitées à se faire vacciner. Je suis très favorable à cette politique, a déclaré Philippe Besset, responsable de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), au quotidien lors de la mise en place de la tarification des tests de confort. L’entourage d’Olivier Véran reconnaît que cette mesure n’a pas entraîné de rebond sur les primo-infections.

16:26 – D’un point de vue médical, cela a du sens, estime un rapport.

Si cibler les non-vaccinés dans le cadre d’un reconfinement partiel de la population pourrait constituer une rupture d’égalité, pour Gilles Pialoux, enseignant chercheur-clinicien à l’université Paris Sorbonne et chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon, l’idée n’est pas à exclure totalement. Celui qui est également vice-président de la Société française de lutte contre le sida a déclaré lundi 15 novembre à BFMTV que, d’un point de vue médical, cela a du sens. Il faut expliquer que le remplissage des services hospitaliers, le remplissage des réanimations et des décès sont très essentiellement dus à des personnes non vaccinées. Sur les 8 lits que j’ai, j’ai 7 non-vaccinés, a également souligné le médecin.

16:52 – Le parti d’Emmanuel Macron ne souhaite pas enfermer les personnes non vaccinées.

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Le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner, a déclaré sur France 2 ce lundi 15 novembre que la majorité présidentielle ne souhaitait pas reconfiner les personnes non vaccinées. Nous ne le souhaitons pas, et nous devons tout faire pour éviter que nous ayons besoin d’aggraver les moyens de protection des Français, a-t-il déclaré. Une dizaine de pays européens connaissent une tension extrêmement forte sur ce sujet avec une résurgence épidémique, et la France n’est pas à l’abri d’une nouvelle vague.

16:43 – Nous allons avoir beaucoup de travail à faire, a-t-il déclaré.

Le professeur Yves Buisson, épidémiologiste et membre de l’Académie de médecine, était l’invité de LCI ce lundi 15 novembre. Pour lui, il est possible que la France atteigne 50.000 nouveaux cas de Covid-29 par jour. Convaincu que cette cinquième vague n’épargnera pas notre pays et qu’elle embrasera l’Europe entière, nous n’y échapperons pas, pour lui. Mais elle sera probablement moins dommageable, a-t-il rassuré.


Martha Levine

Tout projet incroyable commence par une étincelle et un esprit talentueux. C'est le cas pour Martha Levine, la fondatrice du site PEOPLE ACT MAGAZINE. À tout juste 41 ans, elle a eu une idée brillante en tant que femme de lancer ce projet unique sur les stars et les peoples français.