Jonathann Daval: Vers une première chronologie de l’alibi

Jonathann Daval «est mis en examen pour meurtre sur conjoint, encourant la réclusion à perpétuité», a déclaré la procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot.

 

Photo de mariage du couple Daval (Juillet 2015) utilisée pour le profil Facebook de Jonathann Daval.

 

Le 2 février, tôt dans la matinée, une première base concernant la chronologie de l’alibi a été dévoilée sur BFMTV: une violente dispute aurait éclatée dans la soirée, le couple en serait venu aux mains, instant où Jonathann Daval aurait perdu pied. Ensuite, ce dernier aurait habillé son épouse avec des vêtements de sport, puis caché le corps dans le coffre de sa voiture vers 1h30 du matin.

 

À 8 heures, il prend la route pour camoufler son acte et se débarrasser du corps. Lieu d’où le suspect enverra différents SMS des deux téléphones portables aux parents d’Alexia ainsi qu’à ses parents. De là, le suspect serait reparti dans sa famille, puis au bar de ses beaux-parents — où il a passé le reste de la matinée. «Avant de signaler la disparition d’Alexia, Jonathann Daval est allé chercher une imprimante au bureau». D’après les sources proches de l’affaire, l’empressement du jeune homme à déclencher l’alerte autour de la disparition de sa femme aurait éveillé les soupçons des enquêteurs assez tôt dans l’enquête. «Un homme qui se défend à le droit de mentir», a estimé Me Dupond-Moretti au micro de Jean-Jacques Bourdin, vendredi 2 février, sur BFMTV. À la question un avocat doit-il connaître la vérité au sujet de son client?, l’avocat défenseur d’Abdelkader Merah a répondu «Non».

 

Une violation du secret professionnel absolu

Ce dernier a néanmoins trouvé maladroite la position face à la presse de Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, à la suite des aveux de son client. «Je n’aurais pas raconté ce qu’il a raconté, c’est une évidence». Pour assurer la défense, il est important de prendre du recul sur l’affaire et de maintenir le cap du secret professionnel. «Il nous raconte ce qu’il a dit à son client: ça, c’est le secret professionnel le plus absolu. Il peut lui donner des conseils, mais ça ne nous regarde pas, ça ne regarde pas BFMTV et ça ne regarde personne», a commenté Me Dupond-Moretti. «Ce qui me chagrine, c’est l’image que laisse le barreau dans son ensemble. Quand on conseille à un client d’avouer, on n’est pas obligé de le dire, et on ne doit pas le dire.»

Il n’est pas bon dans ce cas précis, en direct, à vif, de répandre sa stratégie de défense dans les médias. Trop de passion à l’égard d’un dossier peut altérer la plaidoirie, point de vue professionnel de Me Dupond-Moretti. Au même titre que Edwige Roux-Morizot, procureure de Besançon, Me Dupond-Moretti appelle au respect de la présomption d’innocence concernant le cas «Jonathann Daval». L’aspect inédit de la mise en scène criminelle sur trois mois et la personnalité du suspect soulèvent, à cette heure, de nombreuses interrogations, prochainement étudiées en profondeur par les enquêteurs et les experts en psychiatrie. D’où l’importance de dépassionner les débats pour rendre justice, a expliqué Me Dupond-Moretti selon «sa position personnelle.»

# MC

 

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