Joana la fille de Daniel Balavoine ex-accro à la “drogue” dur.

A 35 ans, Joana, la fille du défunt et populaire chanteur Daniel Balavoine, prend enfin la lumière. La jeune femme s’est ouverte sur son combat contre la drogue dans une bande dessinée intitulée “Les lions endormis”.

Joana Balavoine

Joana Balavoine était encore dans le ventre de sa mère lorsque son célèbre père, Daniel, est décédé dans un accident d’hélicoptère.

Elle a passé sa jeunesse et son début d’âge adulte loin du show-business, même si elle a aussi succombé au virus de la musique, Joana Balavoine a chanté dans le groupe Gentle Republic. En privé, elle a lutté contre une terrible dépendance à la drogue. Dépendante pendant 14 ans, elle a réussi à arrêter.

J’ai hérité, j’étais complètement perdue ! Elle a arrêté la drogue il y a quelques années après une longue période d’addiction.

joana balavoine age

Dans les pages du magazine People Act, Joana Balavoine, dont la mère est Corinne Barcessat, s’ouvre avec sincérité en faisant la promotion du B-D Les lions endormis, sur lequel elle a collaboré avec Sylvie Gaillard pour l’écriture et Fanny Montgermont pour les dessins. Joana a confié au magazine que Sylvie et son professeur de musique Fabrice ont été les moteurs de son désir de s’éloigner de la drogue. Son professeur lui avait dit qu’il arrivait au bout du rouleau et qu’il allait devoir arrêter de lui enseigner, et c’est le choc qui l’a frappée. “Ses paroles m’ont bouleversée. Cette peur m’a poussée à consulter un médecin”, raconte-t-elle. Après cinq rendez-vous au centre Elsa, elle a finalement compris quel était son problème et a suivi un traitement à l’hôpital.

Daniel Balavoine

Avant de se faire soigner, Joana Balavoine a passé de nombreuses années à consommer des drogues, avouant être “tombée dedans très jeune”, en commençant par le cannabis à l’âge de 16 ans. Après deux ans en internat, pendant lesquels il était difficile de fumer tranquillement, elle a eu 18 ans et tout a dérapé. “J’ai hérité, j’étais complètement perdue, je n’avais aucune notion de la vérité ou de la réalité. Et j’ai plongé dans la cocaïne”, se souvient-elle. Cette consommation de drogues dures a conduit à une période où son attitude dans la société a souffert. “Il y avait des moments où j’étais violente, des moments où j’étais désagréable, des moments où je mentais”, dit-elle. Mais il n’est pas question de rejeter la faute sur les autres ou de régler ses comptes avec sa famille, jure-t-elle.

Aujourd’hui, je n’ai aucune raison de me droguer

Joana Balavoine raconte qu’elle a finalement eu la volonté de s’en sortir car elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Je dépérissais physiquement, je pleurais trop souvent”, raconte-t-elle, ajoutant qu’elle a ensuite été hébergée chez une amie en Angleterre à la sortie du traitement, avec un rythme de vie” imposé. Elle a ensuite été suivie par un addictologue et un psy mais, surtout, elle a fait le ménage dans son entourage. Et cela a porté ses fruits puisqu’elle est abstinente depuis trois ans. “Aujourd’hui, je n’ai aucune raison de me droguer. Je me suis organisée pour avoir une vie saine. Je fais du sport, je m’occupe de mon jardin, de mon potager”, dit-elle. Et, surtout, elle se sent enfin “prête” à se lancer dans la musique.

Daniel Balavoine : les confidences ambiguës de sa fille Joana Balavoine, traumatisée par son statut d'”enfant posthume

Née quelques mois après la mort de son père, Daniel Balavoine, Joana a souffert de son statut d'”enfant posthume”. Dans les colonnes du magazine People Act, la jeune femme a accepté de se confier sur l’absence de son père.

Tous les cris les SOS, L’Aziza, La vie ne m’apprend rien… En l’espace de dix ans, Daniel Balavoine a écrit et composé plus d’une centaine de chansons et reste l’un des artistes francophones les plus populaires ! Alors qu’il participe à la course Paris-Dakar, l’artiste meurt dans un terrible accident d’hélicoptère le 14 janvier 1986 à l’âge de 33 ans. A la maison, sa femme Corinne était enceinte de leur deuxième enfant, Joana, qui n’a jamais connu son père.

Dans une interview accordée au magazine People Act, Joana Balavoine s’est expliquée : “Être un enfant posthume, c’est la première graine. Mais il n’y a pas que cela. Je me suis construite sur ce traumatisme. Je ne comprenais pas pourquoi on ne me permettait pas d’avoir un père. A cause de cette absence, je n’avais pas de limites… Et comme mon père était Daniel Balavoine, beaucoup de choses m’ont aussi été transmises. C’était compliqué de vivre avec ce mythe.

Fière de la carrière de son père et de l’homme qu’il était, Joana Balavoine se confie : “Je suis fière de porter ce nom ! J’ai beaucoup de chance. C’est génial de pouvoir se lever et dire : ‘Mon père était un homme bien’. Grâce à son héritage, j’ai aussi la chance de vivre confortablement. Mais il y a un revers à la médaille : cette grande dualité dans toute mon histoire, d’avoir eu un père à la fois absent et présent.

Joana Balavoine

Dans le regard des gens, il y a une projection terrible. C’est lourd, parfois. Mais mon nom n’est pas une excuse. Il y a des traumatismes dans toutes les familles. Alors qu’elle se droguait quand elle était plus jeune, l’image de son père l’aidait à tenir le coup. “Je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à mentir comme ça, à vivre dans cette illusion. Que je ne pouvais pas détruire son héritage. J’aurais voulu qu’il soit fier de moi. Je n’ai plus l’ambition d’être à la hauteur de son talent, comme je l’ai été autrefois. Mais je ne voulais pas être quelqu’un de pourri”, dit-elle.

Comment est Joana Balavoine aujourd’hui ?

Bien qu’elle ait dû grandir sans père et traverser de nombreuses épreuves, la fille de Daniel Balavoine va beaucoup mieux aujourd’hui. Elle a déclaré : ” Je vais bien. Je vis à la campagne, je cultive mes propres légumes. J’ai envie de voyager. Je fais toujours de la musique et je travaille sur un duo avec Seemone. Je pense aussi aux enfants, j’aimerais faire des ateliers pour eux…” Pour le magazine People Act, elle a même confié qu’elle rêve de devenir mère.


Sacha Fernandes

Depuis l'enfance, je suis passionnée par l'écriture et le yoga et je suis très curieux de nature surtout quand il s'agit d'actualité et de presse, je m'intéresse à tous les domaines ! J'aime aussi les nouvelles technologies et la création de sites internet, ainsi que le SEO qui me passionne, une vraie révélation pour moi il y a plus de 10 ans.