Jean-Pierre Pernaut est mort, la terrible nouvelle du jour ! les raisons officielles.

Retour sur une longue carrière. Jean-Pierre Pernaut aimait l’adrénaline, celle du journalisme comme celle du sport automobile, ce qui ne l’empêchait pas de savourer le temps long du terroir, la tradition des métiers oubliés et cette France des provinces qui lui valut tant de moqueries de la part des élites mais qui fit sa gloire au journal de 13 heures de TF1 pendant plus de trente ans.

Jean-Pierre Pernaut

Jean-Pierre Pernaut le journaliste et ancien présentateur vedette du journal de 13 heures de TF1 pendant 32 ans, est décédé mercredi à l’âge de 71 ans.

Jean-Pierre Pernaut n’a jamais oublié qu’il a grandi en marge de Paris, dans la région Picardie où il accompagnait parfois son père à la chasse dans les champs de betteraves et de blé. Une enfance paisible et bourgeoise dans la ville de Quevauvillers, où sa mère tient une pharmacie tandis que son père, ingénieur de formation, dirige une usine de machines-outils à Amiens.

Jean-Pierre Pernaut cancer

Jean-Pierre Pernaut : une mort rapide

La famille est l’une des rares du village à posséder une télévision, devant laquelle le jeune Jean-Pierre invite ses amis à regarder des épisodes de Rintintin, avant de rejouer les scènes dans le jardin.

Jean-Pierre Pernaut n’excelle pas dans ses études deux sixièmes, deux secondes et trois années de lycée et préfère se passionner pour le hockey, qu’il découvre à l’adolescence il dispute des matchs dans des tournois prestigieux à travers l’Europe. Le journalisme est venu par hasard :

 

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des reportages que Jean-Pierre Pernaut dévorait dans le Paris Match qui traînait à la maison, quelques articles écrits dans un journal lancé par l’instituteur du coin, puis un stage au Courrier Picard, qui finit par le convaincre de passer le concours de l’École supérieure de journalisme de Lille le niveau du baccalauréat lui suffisait.

Jean-Pierre Pernaut : un ancien stagiaire à l’ORTF

Il débute dans le métier au début des années 1970, comme stagiaire à l’ORTF d’Amiens, puis à France Inter à Paris, avant de rejoindre TF1 le jour de son lancement, où il apprend son métier en observant de près les stars de l’époque, Georges de Caunes, Léon Zitrone puis Yves Mourousi, qui régnaient alors sur le journal de 13 heures.

Jean-Pierre Pernaut passe par tous les services, présentation du journal, grands reportages, rédaction, avant d’être nommé à la tête du nouveau 13 heures en 1988, lorsque la chaîne passe sous le contrôle de la famille Bouygues.

Jean-Pierre Pernaut se démarque alors de la concurrence en faisant de son journal télévisé une ode aux terroirs de France, privilégiant les informations locales et les cartes postales régionales la politique et l’international étant réduits au minimum. Une recette gagnante qui le rend intouchable avec plus de 5 millions de followers rivés à l’écran chaque jour de la semaine.

Jean-Pierre Pernaut jeune

Jean-Pierre Pernaut devient le héraut d’une France parfois oubliée, le défenseur du patrimoine et des métiers traditionnels, tout en pointant du doigt les nombreux manquements de l’État dans les territoires. Ce parti pris lui vaut des critiques, certains l’accusant de présenter l’image d’une France passéiste, voire idéalisée et romantisée.

Est-ce être populiste que de donner la parole à des gens qui souffrent ?, s’interroge Jean-Pierre Pernaut.

C’est ainsi qu’il est devenu la cible de certains sociologues, des bobos et des Guignols de l’info, une rançon de la notoriété parfois difficile à gérer.

Ça ne m’a pas fait rire et ma famille non plus, écrit-il dans son livre 33 ans avec vous (éditions Michel Lafon), dénonçant les missiles tirés par Canal+ sur la chaîne leader, sous couvert de blagues qui ne faisaient rire qu’un petit milieu très politisé, qui se croyait très tendance.

Et d’ajouter : Est-ce pojadiste de défendre les commerces en milieu rural ? Est-ce populiste de donner la parole à des gens qui souffrent ? Est-ce fasciste de mettre en valeur les régions et le terroir, nos rites et nos traditions ? Ce sont nos racines, et les Français, comme moi, en sont fiers.

Sa vie privée a également connu plusieurs tempêtes, notamment lorsqu’il a été vu avec l’ancienne Miss France Nathalie Marquay, avec qui il a deux enfants il est également père de deux autres enfants issus d’un premier mariage.

Jean-Pierre Pernaut un grand journaliste français

À l’été 2005, le couple vedette fait soudainement la une de la presse people, qui évoque une liaison présumée entre la Miss et Daniel Ducruet, l’ex-mari de Stéphanie de Monaco, dans l’émission La Ferme célébrités.

Plus de soixante couvertures de magazines en huit semaines, avec une avalanche de procès pour sauver son honneur son mariage, deux ans plus tard, avec Nathalie Marquay mettant fin aux rumeurs.

La même excitation s’empare des médias lorsque ce fumeur invétéré annonce qu’on lui diagnostique un cancer du poumon en novembre 2021, trois ans après avoir vaincu un cancer de la prostate. Le journaliste vedette, qui quittera 13 heures en 2020, a décidé d’utiliser sa notoriété pour lancer des messages de prévention contre la maladie.

Jean-Pierre Pernaut

Si mon histoire peut inciter deux personnes à arrêter de fumer, je suis heureux d’en parler, confiait-il aux médias. Et, au moment de ses adieux, les derniers mots adressés aux Français lors de son dernier journal télévisé sonnent aujourd’hui comme le plus beau des remerciements au public qui l’a fait roi : Je vous embrasse du fond du cœur. Je t’aime. Je ne vous oublierai jamais.


Pierrette Rajaonasy

J'adore particulièrement toutes les actualités people et les séries Netflix, deux sujets pourtant diamétralement opposés que l'on retrouve sur ce magazine francophone ! Je partage donc mon opinion assez régulièrement dans mes articles sur le site.