Henri Sannier au plus mal, totalement paralysé des mains et des jambes.

Henri Sannier n’est pas au mieux de sa forme. Depuis son accident survenu fin 2020, l’ancien journaliste sportif de 73 ans n’a pas le moral.

Henri Sannier

Henri Sannier, qui a subi un grave accident en 2020 et doit désormais se déplacer en fauteuil roulant, s’est exprimé.

En effet, il y a moins d’un an, Henri Sannier a été renversé par une voiture alors qu’il faisait du vélo avec sa femme. Le 28 juillet, il a confié au magazine Télé Loisirs qu’il était coincé dans un fauteuil roulant, mais il a expliqué que les médecins étaient confiants quant à sa paralysie partielle. Mais aujourd’hui, son état s’est aggravé !

henri sannier âge

Le 6 août dans le Courrier Picard, Henri Sannier a travaillé à France Télévisions pendant 42 ans et qui est aujourd’hui maire d’Eaucourt-sur-Somme (Hauts-de-France), a tenu à clarifier les choses. “Cette maladie fait que je suis un peu paralysé des jambes. Je suis aussi partiellement paralysé des mains. Pour le reste, mon cerveau fonctionne bien. C’est surtout la marche qui est difficile”, a-t-il déclaré.

Bien que les médecins n’aient pas trouvé immédiatement ce qui n’allait pas chez Henri Sannier, il a été rapidement hospitalisé en juillet. Le verdict est tombé : il s’agit d’une neuropathie. Aujourd’hui, malgré sa santé affaiblie, l’ancien animateur, fan de cyclisme, a assuré qu’il faisait “tout son possible pour ne pas se laisser aller”.

“C’est difficile de garder le moral quand on ne peut pas marcher”, a déclaré celui qui est confiné dans un fauteuil roulant et qui a perdu 8 kilos depuis sa convalescence ! Pour retrouver ses forces, Henri Sannier peut compter sur la présence de sa famille : sa femme, sa fille et ses petits-enfants, Alice et Louis-Henri.

henri sannier journaliste

Interview d’Henri Sannier (journaliste sportif)

Henri Sannier a été le présentateur de l’émission “Tout le sport” pendant vingt ans. Aujourd’hui retraité, il garde un lien avec le sport en écrivant des livres, dont récemment “Les Seigneurs du football”. Interview.

Henri, vous avez écrit les livres “Les Seigneurs de la route” et “Les Seigneurs du football”. Pouvez-vous nous dire comment vous est venue l’idée d’écrire ces livres ?

Les Editions Gallimard – Hoëbeke m’ont appelé et m’ont dit : “On sait que vous aimez le vélo Henri Sannier, est-ce que ça vous dirait d’écrire un livre avec quarante portraits de champions cyclistes qui ont marqué les esprits ?”. Comme ça a marché et qu’ils savent que j’aime aussi le football, ils m’ont demandé quarante portraits de footballeurs qui ont marqué ma mémoire.

Je me suis lancé dans l’aventure. Ce n’était pas facile d’en choisir quarante. Vous avez toujours quarante-cinq ou cinquante noms et vous devez en éliminer certains. J’ai essayé de choisir ceux qui avaient marqué mon enfance et ceux qui avaient marqué ma carrière journalistique. Ce n’était pas un exercice facile !

henri sannier malade

Dans le livre “Les seigneurs du football” par Henri Sannier, vous faites le portrait de 40 géants du ballon rond. Lequel de ces joueurs vous a le plus marqué ?

Raymond Kopa m’a fait la plus grande impression. Il symbolise le football des années 50. Il était le fils d’un émigré polonais. Il a grandi dans le bassin minier et a débuté dans une petite équipe, à Nœux-les-Mines. Ensuite, la grande aventure a commencé à Angers et s’est poursuivie à Reims, où il a remporté quatre titres de champion de France, et au Real Madrid, où il a gagné trois coupes d’Europe. Et il y a la consécration lors de la Coupe du monde 1958 en Suède, où il forme avec Fontaine, Piantoni et Vincent la meilleure attaque de la compétition. Les Français terminent troisième, après avoir été battus en demi-finale par le Brésil de Pelé. Cette année-là, Raymond Kopa est désigné meilleur joueur de la Coupe du monde et remporte le Ballon d’or européen devant une autre star, Di Stéfano. Pour moi, il était le champion des champions.

“C’était très émouvant de revoir ce dernier avec tous les collaborateurs qui m’avaient entouré.

En dehors de l’écriture de ces deux livres, que faites-vous depuis votre retraite en 2017 ?

Depuis ma retraite, Henri Sannier essaie de se reposer un peu mais j’ai toujours une vie bien remplie. Je suis le maire de mon village et j’ai été réélu pour la huitième fois. C’est beaucoup de travail, car les maires des petits villages sont très occupés. J’écris aussi. Je pense que c’est important d’écrire. Je fais du sport : vélo, ski, natation. Je fais aussi des promenades. Et j’ai des petits enfants depuis quelque temps : une petite fille de 15 mois et un petit garçon de 7 mois. Quand ils sont là, je peux vous dire que ça occupe les journées !

Vous avez débuté à France Télévisions en présentant des émissions d’information. Pouvez-vous nous dire comment vous êtes passée au sport ?

Henri Sannier fait des journaux télévisés sur des chaînes régionales. Je suis ensuite venu à Paris et j’ai créé le 19/20 sur la chaîne 3. Ensuite, je suis passé sur la 2 pour présenter le journal de 20 heures, en alternance avec Bruno Masure. J’ai également présenté les émissions de 13 heures et de 23 heures. Je suis revenu sur la 3, la chaîne dont j’étais le patron, et j’ai fait le Soir 3. Ce n’est qu’après que j’ai présenté “Tout le sport”. Je commentais aussi les émissions du Tour de France et de l’avant-Tour de France et de l’avant-Coupe du monde. J’ai couvert la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis et la Coupe du monde 1998.

Henri Sannier, vous avez été le présentateur de “Tout le sport” entre 1997 et 2017. Qu’est-ce qui vous a permis de tenir aussi longtemps ?*

La clé est que nous sommes proches de nos téléspectateurs et que nous parlons de tous les sports, comme l’indique le nom “Tout le sport”. Ce n’est pas “Tout le football”, ni “Tout le cyclisme”. Les plus petites disciplines sont incluses dans “Tout le sport”, comme les fléchettes ou le canyoning. C’est important car chacun se reconnaît dans les petites disciplines qu’il pratique. Les gens sont très flattés que nous parlions de leur sport. Mais bien sûr, nous parlons aussi des grands sports comme le football car cela intéresse beaucoup nos téléspectateurs.

Vous avez présenté votre dernier “Tout le sport” en 2017, après 20 ans de carrière en tant que présentateur. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez ressenti lors de cette dernière journée ?

Il y avait beaucoup d’émotions mais j’ai dit à tout le monde que même si c’était mon dernier, c’était un journal télévisé comme un autre et qu’il n’y avait pas besoin de verser des larmes. C’était un moment d’euphorie et de joie pour moi. Je vous dis la vérité, j’avais pris un ou deux calmants ! Je l’ai présenté avec toute l’équipe autour de moi et c’était sublime. J’ai regardé ce dernier spectacle récemment sur internet. Je ne l’avais pas vu avant parce que je n’aime pas trop regarder en arrière. C’était très émouvant de le revoir avec tous les gens qui m’avaient entouré. Aujourd’hui encore, ils m’appellent pour me demander des conseils et savoir si j’ai vu ceci ou cela. Il m’arrive aussi de leur envoyer des messages pour leur dire que j’ai aimé tel ou tel programme. Je suis toujours un téléspectateur et j’aime ce qu’ils font !

 

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J’aurais aimé avoir Zlatan Ibrahimovic dans l’émission car je suis fasciné par le personnage.

Vous avez présenté les Tours de France 2005 et 2006. Pour un passionné de cyclisme comme vous, cela a dû être un grand moment ?

C’était un grand moment, d’autant plus que je les ai commentés avec Laurent Jalabert et Laurent Fignon, que je trouve très intéressants. C’était une expérience très intéressante. Ce n’était pas facile, car il faut trouver les mots quand on est à l’antenne pendant cinq heures. Mais nous présentons aussi de beaux châteaux, de belles abbayes et de belles rivières. Jean-Paul Ollivier était avec nous.

Je garde un très bon souvenir de la saga du Tour de France. En tout, j’ai couvert quinze Tours de France : deux en tant que commentateur et treize en tant que présentateur des émissions d’avant et d’après Tour. Cela m’a permis de côtoyer de nombreux coureurs, d’anciens champions comme Raymond Poulidor et Bernard Thévenet, mais aussi des afficionados du Tour comme des artistes ou des hommes politiques. Arnold Schwarzenegger, par exemple, est venu dans une émission.

 

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J’ai vécu tous les Grands Tours d’Armstrong. J’ai de belles anecdotes avec lui. Il lui arrivait de me faire des clins d’œil. Il me demandait aussi de faire passer des messages, comme le port du casque : pour lui, le port du casque était bon sauf dans la dernière montée des étapes de montagne. Il me demandait de le dire dans mes commentaires. A cette époque, il y avait une complicité avec les coureurs !

Pouvez-vous nous parler de votre meilleur souvenir lors de la présentation de “Tout le sport” ?

J’ai beaucoup de bons souvenirs. Par exemple, j’ai invité Michel Platini sur le plateau de “TLS” à la veille de la Coupe du monde 1998. Il était l’un des animateurs de la compétition. Je lui ai posé toutes mes questions. Il y avait la réplique de la Coupe du Monde sur le plateau et à un moment donné, je lui ai dit : “On va toucher la Coupe du monde, elle n’est pas loin et on pourrait la gagner !”. Mais il a refusé d’y toucher. Il m’a expliqué qu’il ne voulait pas de geste prémonitoire et que cela pouvait nous porter malheur !

J’ai aussi des souvenirs sur le plateau avec Tony Parker, Rudy Gobert, Nikola Karabatic, David Trezeguet et tous les vainqueurs du Dakar ensemble. Je n’ai pas eu beaucoup de footballeurs car ils ne voyagent pas beaucoup. J’aurais aimé avoir Zlatan Ibrahimovic car je suis fasciné par le personnage.

Après “Les Seigneurs de la route” et “Les Seigneurs du football”, avez-vous d’autres idées de livres à écrire ?

Si les Editions Gallimard – Hoëbeke veulent continuer, ce serait beaucoup de travail pour moi mais je serais prêt à le faire. Par exemple, j’écrirais “Les Seigneurs de l’athlétisme” car j’ai toujours été fasciné par ce sport. On peut aussi faire “Les seigneurs du rugby”. Si ça marche, on peut faire une collection ! Je suis très flatté car cela perpétue mon image de journaliste sportif. Je fais beaucoup de dédicaces. A chaque fois, beaucoup de gens viennent et parler aux gens me rappelle mes années de télévision. C’est bon pour moi, c’est comme un ballon d’oxygène !

Henri Sannier

Merci beaucoup Henri et bonne chance !

La carrière d’Henri Sannier en quelques lignes :

Henri Sannier a commencé sa carrière en tant que journaliste sur France 3 Normandie. Il crée et présente le 19/20 (France 3, de 1986 à 1987). Il présente ensuite le journal de 20 heures (Antenne 2, de 1987 à 1988 puis de 1990 à 1992), le journal de 13 heures (Antenne 2, de 1992 à 1994), et le Soir 3 (France 3, de 1994 à 1997).

A partir de 1997, il est rédacteur en chef et présentateur de l’émission “Tout le sport” sur France 3. En 2006 et 2007, il présente le Tour de France. Il est alors en charge des émissions d’avant et d’après Tour. En septembre 2017, après 20 ans à la tête de l’émission, il présente son dernier “Tout le sport” et prend sa retraite.

En 2020 et 2021, il publie les livres ” Les Seigneurs de la route ” et ” Les Seigneurs du football ” (Éditions Gallimard – Hoëbeke). Il est maire d’Eaucourt-sur-Somme, fonction qu’il occupe depuis 1977.


Sacha Fernandes

Depuis l'enfance, je suis passionnée par l'écriture et le yoga et je suis très curieux de nature surtout quand il s'agit d'actualité et de presse, je m'intéresse à tous les domaines ! J'aime aussi les nouvelles technologies et la création de sites internet, ainsi que le SEO qui me passionne, une vraie révélation pour moi il y a plus de 10 ans.