Florent Pagny flingue l’hommage à Johnny Hallyday et sa statue !

Dans une interview accordée à Bernard Montiel sur RFM le samedi 18 septembre, Florent Pagny a sévèrement critiqué la statue construite en l’honneur de Johnny Hallyday et installée devant l’Accor Hotels Arena à Paris.

florent pagny

Ce samedi 18 septembre, Florent Pagny était l’invité de Bernard Montiel dans son émission Une heure avec diffusée sur RMC.

Florent Pagny ! Interrogé par l’animateur radio sur la statue installée sur l’esplanade devant l’Accor Hotels Arena de Paris en l’honneur du regretté Johnny Hallyday, le chanteur n’a pas tourné autour du pot pour exprimer sa pensée.

« Pas de commentaires », a-t-il commencé par dire, avant d’expliquer pourquoi il n’était pas convaincu par le manche de la guitare Gibson représentée avec une moto Harley-Davidson.

florent pagny johnny

Florent Pagny ! « Si on met Johnny, on met Johnny ».

« Finalement, le chanteur n’a pas été convaincu par la guitare Gibson et la moto Harley-Davidson, mais par le fait que c’est le défunt artiste qui a été choisi comme modèle par l’artiste Bertrand Lavier, et non deux symboles liés au rockeur ».

« Si on met Johnny, on met Johnny », a déclaré le coach de The Voice, déçu par la statue créée en mémoire de la star et inaugurée le 14 septembre dernier. De son côté, Bernard Montiel a déclaré que les précédentes œuvres représentant le chanteur de Mon pays c’est l’amour « n’étaient pas très réussies ». Ce qui n’a pas satisfait son interlocuteur, qui a campé sur ses positions…

florent pagny johnny hallyday

Une « concession Harley » au lieu d’une statue ?

« Mais on ne pouvait mettre qu’une silhouette si on voulait… ». Mais il avait une telle attitude !

Le mec, il représente une telle image, arrivant sur scène, les jambes un peu écartées, son micro à la main et tout », a répondu le mari d’Azucena Caamaño, qui ne comprend pas vraiment cette volonté artistique de « faire autre chose que du traditionnel » en osant être original.

« J’ai l’impression d’avoir un concessionnaire Harley qui s’est ouvert devant Bercy…. Alors ce n’est pas tout à fait ce que j’espérais, mais après, chacun a ses goûts et je n’ai rien à reprocher à l’artiste », a ajouté Florent Pagny, tandis que Bernard Montiel rappelait que c’était un choix de Laeticia Hallyday elle-même, présente au premier rang lors de l’inauguration à Paris.

 

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« On va prendre une grosse claque et on va comprendre », prédit Florent Pagny, qui sort « L’Avenir ».

« L’Avenir » est votre vingtième album studio de Florent Pagny. Ressentez-vous toujours un peu de stress et d’excitation à l’approche de la sortie ?

C’est un moment particulier pour la sortie d’un album. L’objet lui-même perd de plus en plus de terrain et ce streaming est quelque chose de très spécial, surtout pour un gars comme moi.

florent pagny the voice

Au final, il arrivera ce qu’il arrivera. Pour moi, le plus important est d’avoir ce nouvel album avec des chansons que j’aime, dans lesquelles je me sens bien, et que les gens soient heureux d’entendre ce que j’ai fait.

Le public ne s’est jamais vraiment détourné de vous…

Florent Pagny : J’ai eu mes hauts et mes bas comme tout le monde. J’ai monté et après trois singles, tout est parti en couille. Après trois ans, je suis tombé dans un beau trou et je me suis relevé.

C’est vrai qu’à partir du moment où je suis revenu avec la compilation Bienvenue chez moi, qui a été un tube, j’ai eu de la chance et j’ai eu beaucoup de succès. Dans le creux de la vague, j’ai aussi eu la chance de participer à The Voice.

Au cours des vingt-huit dernières années, j’ai eu de belles histoires et les choses se sont bien passées. Mais nous avons vu le disque s’effondrer de plus en plus.

Un jour, il est revenu en force avec [il semble chercher ses mots] l’album Vieillir avec toi. [Il baisse légèrement la voix] Je suis désolé, mais une voiture est passée tout à l’heure et m’a repéré pendant l’interview précédente.

florent pagny jenifer

Maintenant les gens qui sont dedans viennent d’entrer. Ils sont polis, ils doivent penser que je suis en train de faire une interview. Nous verrons comment ils se glisseront pour prendre une photo… On va y arriver !

Florent Pagny raconte ses meilleures anecdotes avec les fans.

Pas de problème. Vous me parliez de « Vieillir avec toi » [sorti en 2013].

Florent Pagny : Le jour où je pourrai vieillir avec toi et… [Il sourit aux trois personnes qui viennent d’arriver] Venez prendre la photo ! [Il se lève, prend la pose et, trois minutes plus tard, retourne à sa place]. Excusez-moi !

Cela arrive souvent ? Et c’est toujours un plaisir ?

J’ai tout fait pour cela et je dois reconnaître que je suis bien servi. Mais il faut savoir se débrouiller.

Les Parisiens n’ont pas souvent l’occasion de vous rencontrer dans la rue…

Florent Pagny : Oui, je ne suis pas souvent là. Je ne suis pas trop un artiste parisien.

D’ailleurs, lors d’une tournée, je termine à Paris. Je vais d’abord en province parce que je suis de là-bas et que ça se passe toujours mieux.

florent pagny 2021

A Paris, c’est toujours plus compliqué. Sauf la fois où je me suis retrouvé à l’Olympia en plein été 2003, ça s’est très bien passé. C’était une surprise, je suis arrivé avec Ailleurs Land et Ma liberté de penser.

Il y avait de quoi remplir la salle pendant un mois. Mais c’est assez sympa, le tout est de bien le gérer, surtout que je veux rester moi-même sans être entouré de gens qui disent « Non, ne va pas le voir, ne lui parle pas ». Ce n’est pas moi.

Tu me parlais donc de « Vieillir avec toi » et de ce que cet album avait changé pour toi.

Florent Pagny : A partir de là, j’ai renoué avec un succès commercial qui rappelle le passé. Cela peut encore arriver, mais le problème est qu’aujourd’hui, on ne sait plus vraiment où acheter des disques.

Tout cela nous fait vivre d’une manière différente. Je suis assez heureux de cela. Calogero m’a fait un grand cadeau : il m’a apporté toutes les chansons, il est allé chercher tous les auteurs, il a fait toute la production, la réalisation, les arrangements.

Il a choisi le mixeur et a été derrière lui toute la journée pour obtenir ce qu’il voulait. Parce qu’il savait que ce qu’il voulait allait me plaire.

florent pagny hommage johnny

Le fait d’être dans le présent, de ne pas regarder en arrière, d’avancer en se disant que le meilleur est à venir, est d’ailleurs au cœur de votre nouvel album.

Bien sûr qu’il l’est.

Cela ne me semble pas si évident dans le paysage actuel de la chanson française où beaucoup d’artistes sont dans un état d’esprit nostalgique, mélancolique…

Il y a aussi une atmosphère particulière, entre le climat et les entreprises. Si on est auteur-compositeur, on peut s’inspirer de tout ça et aller dans cette direction. Je suis un interprète et je suis un messager.

Vu ce qui se passe, je me dis : » Envoyons des messages qui nous mènent vers autre chose, avec plus d’espoir « . Même lorsque nous abordons un sujet comme l’Alzheimer avec Comme avant, par exemple, il y a un côté agréable.

On sait que, dans 80% des cas, ce sont plus les autres qui souffrent de la maladie que la personne qui en est atteinte. Nous allons traiter d’un sujet grave, mais nous allons le prendre de manière esperanza.

florent pagny jeune

Vous n’êtes pas nostalgique ?

Florent Pagny : Non. Nous vivons des choses tellement incroyables, extraordinaires, avec l’évolution d’Internet, de la technologie et de l’intelligence artificielle.

C’est annonciateur de beaucoup de choses. Je pense qu’on va prendre une grosse claque et qu’il faut prendre conscience de certaines choses. Pour prendre conscience qu’il y a du courant dans la prise, il faut y mettre les doigts. Donc on va aller se faire une bonne châtaigne et après on va comprendre.

Vous parlez des élections présidentielles, par exemple ?

Florent Pagny ! Oh non, même pas. Je ne fais pas du tout de politique, je parle de l’humanité, du monde, vous savez, je vis sur la planète.

Je suis arrivé à Paris il y a deux jours, je viens de l’hémisphère sud [il vit en Patagonie, dans le sud de l’Argentine]. J’étais en hiver et si en France il a plu tout le temps cet été, il n’y a pas eu d’hiver.

D’accord, c’était bien, mais pas d’hiver signifie qu’il y a une sécheresse et que l’été sera très difficile. Quand on voit tout ce qui se passe entre le climat, les sociétés, les religions, les économies, le Covid au milieu, parfois on se dit : « C’est parti ». En fait, nous y sommes.

Vous dites cela avec le sourire, avez-vous encore de l’espoir ?

Oui, parce que c’est comme le Covid, tout le monde ne va pas l’avoir. Ce sera une sorte de grande loterie, mais les choses vont arriver parce que nous n’avons pas pris le bon chemin dans de nombreux domaines et tout cela devra être résolu, il s’agira de choses sérieuses.

Tout le monde est conscient de cela. Cela fait vingt ans qu’on nous dit qu’il y aura des inondations, des feux de forêt, que ces changements de quelques degrés auront des conséquences.

Nous sommes là et ça ne va pas s’arrêter. Mais les générations qui arrivent ne pensent pas comme nous, ne veulent pas les mêmes choses, sont plus conscientes de ce qu’il faut faire pour que ce soit plus agréable.

Cela nous ramène à « L’Avenir », le titre de l’album et une chanson de Serge Lama. Comment cette chanson vous est-elle venue ?

Florent Pagny : Je ne m’y attendais pas. J’ai été très surpris. C’est la première chanson que Calogero m’a fait écouter. Je l’ai adorée, dans mon créneau vocal, on ne peut qu’aimer le vol.

J’ai dit à Calo : « Je ne sais pas qui est le gamin qui a écrit ce texte un peu naïf et utopique, mais il met tellement d’espoir et est si simple que j’aime bien ».

Il me regarde alors et me répond : « Tu sais que le gamin s’appelle Serge Lama ? Eh bien, c’est encore mieux parce que, quand on a encore cette vision des choses à 70 ans, c’est beau et ça donne de l’espoir. J’ai été bluffé et émerveillé.

En revanche, Barbara Pravi, 28 ans, est la plus jeune auteur de l’album…

Je l’ai rencontrée il y a trois ans, elle faisait ma première partie. Calo lui a demandé d’écrire un texte pour cet album. Quand elle rentrera est une belle chanson qui se déroule comme un film.

Elle est aussi venue nous donner un coup de main sur Les nouveaux rêves. Il y a des artistes comme elle, comme Anne Sila, qui m’intéressent. Ils ont une place à prendre, ils sont beaux, intéressants, ils sont faits pour ça.

Barbara Pravi chante, a un charisme, un répertoire et il est de plus en plus précis. Son titre pour l’Eurovision est terrible, je l’adore. Ça donne envie d’en écouter plus.

En novembre, à l’occasion de votre 60e anniversaire, vous commencez votre tournée. Allez-vous éviter la nostalgie là aussi ?

Non, je ne vais pas l’éviter. J’ai fait une vingtaine d’albums. Un concert, c’est une vingtaine de chansons. Ce n’est pas difficile : vous prenez la chanson emblématique de chaque album.

Déroulons l’album photo ! Florent Pagny ! Mon public a mon âge, parfois un peu plus, et ce sera un plaisir pour lui de se souvenir de tout cela. Je suis allé encore plus loin avec les musiciens, je les ai prévenus : on ne fera pas de version spéciale.

Parce que, à chaque spectacle, quand on fait des réorchestrations, il y a toujours cette réflexion qui revient du public : « Je préfère le disque. Ils ont raison ! Ils l’ont écouté à la maison pendant tant d’années. Je vais donc appliquer ma devise : « Facile et agréable ». D’ailleurs, mes arrangements n’ont pas pris une ride.

Comme votre tournée commence en novembre, cela signifie-t-il que vous ne pourrez pas être coach dans la prochaine saison de « The Voice » ?

Vous voyez, ils essaient de trouver de la place dans mon emploi du temps. Donc ce n’est pas encore ouvert parce que c’est un peu compliqué, mais ce n’est pas fermé.

J’ai une pause entre le 16 décembre et le 22 janvier où je vais normalement en Argentine. Mais ils étudient la question. Je suis dans mon élément sur The Voice, cette famille est tellement gentille, ça fonctionne très bien.

Quand c’est aussi bien et qu’ils vous reçoivent de cette façon, il faudrait être snob pour ne pas le faire. Donc, s’ils trouvent la place pour que je sois coach la saison prochaine, pas de problème. Je ne le referai peut-être pas par la suite, j’en ferai une partie de la page que je tourne.

Les regrets de Florent Pagny dévoilés.

Avez-vous des « regrets à satisfaire », comme vous le chantez dans « L’Avenir » ?

Non, c’est plus pour généraliser dans le texte afin que tout le monde puisse s’y retrouver.

Et des remords Florent Pagny ?

Non, parce que je n’ai jamais rien fait de mal. Tout ce que j’ai fait de mal n’a jamais été méchant, c’était juste des conneries, mais des conneries de connard, comme on dit.

C’était plus pour le plaisir, parce que ce que j’aime, c’est rire un bon coup. Vu ce qui m’est arrivé et la façon dont je gère tout ce qui m’arrive, je ne peux rien regretter.

Comme je le chante dans L’Instinct : « Soit je gagne, soit j’apprends ». Le succès passe vite et on ne retient pas forcément grand-chose. L’échec, on en retient beaucoup (il rit Florent Pagny).


Martha Levine

Tout projet incroyable commence par une étincelle et un esprit talentueux. C'est le cas pour Martha Levine, la fondatrice du site PEOPLE ACT MAGAZINE. À tout juste 41 ans, elle a eu une idée brillante en tant que femme de lancer ce projet unique sur les stars et les peoples français.