Florent Pagny fait des confidences sur sa période de galère avant le succès !

Florent Pagny est l’un des plus grands chanteurs français de sa génération. Alors qu’il sort son vingtième album, L’Avenir, le chanteur conduit sa candidate, Anne Sila, à la victoire dans l’édition All Star de The Voice. Après plusieurs semaines de compétition acharnée, la chanteuse a brandi le célèbre trophée aux côtés de son coach le samedi 23 octobre 2021 sur TF1. Quelques heures avant la finale, celui qui a une carrière musicale de plus de trente ans est revenu sur les longues années de galère qu’il a traversées avant de connaître le succès.

Florent Pagny

Florent Pagny a évoqué sur Europe 1 ses débuts difficiles. Bien avant de percer dans le cinéma et la musique, il a dû demander l’aide de l’Armée du Salut.

Adolescent, Florent Pagny enchaîne les petits boulots et doit joindre les deux bouts. C’est alors qu’il se rend à l’Armée du Salut pour demander de l’aide.

Ils peuvent permettre à des gens qui n’ont pas les moyens, comme nous, de pouvoir se loger, d’avoir un toit, et d’avoir un peu de self-catering à moindre coût.

Florent Pagny the voice

Finalement, ma première auberge, c’était l’Armée du Salut à Ménilmontant, a expliqué le chanteur à Europe 1 le samedi 23 octobre 2021. Il sera resté trois mois dans ce centre d’hébergement.

Florent Pagny face à une rencontre décisive.

À l’époque, Florent Pagny n’est qu’un jeune adolescent. C’est à seize ans qu’il parvient à trouver du travail et à s’offrir enfin une petite chambre de bonne sous les toits de Paris.

J’ai commencé à travailler à 16 ans. Et puis je me suis toujours débrouillé. J’ai commencé comme commis dans un restaurant, puis j’ai fait un peu de courtage publicitaire, j’ai appris à décrocher un téléphone et à être un peu plus vendeur, énumère-t-il.

Finalement, c’est grâce à l’un de ces emplois qu’il a rencontré la personne qui lui a tendu la main :

Puis un jour, je me suis même retrouvé barman dans un club et j’ai rencontré Dominique Besnehard.

L’agent du comédien l’a propulsé dans le septième art. Si beaucoup connaissent Florent Pagny derrière un micro et entouré de musiciens, c’est sur les plateaux de cinéma qu’il a fait ses débuts, dans La Balance, l’As des As, ou Inspecteur la Bavure.

Entretien avec Florent Pagny : Je commence à entrer dans la catégorie des vieux.

Le sourire aux lèvres, il s’apprête à fêter ses 60 ans. Et franchement, ça ne se voit pas.

Normal, répond Florent, je suis bourguignon, je suis comme un bon vin, je me bonifie avec le temps. Et l’air pur de la Patagonie lui fait certainement du bien aussi.

A l’heure d’un nouvel album et d’une grande tournée, le « boss » Florent se souvient de ses débuts, réfléchit à son succès et parle de sa famille et de son certain goût et de son certain goût pour sa propre mode.

Florent, c’est votre vingtième album. Quel genre d’artiste et quel genre d’homme étiez-vous lorsque vous avez sorti votre premier album ?

J’étais quelqu’un qui ne connaissait pas vraiment tout le monde, qui faisait du chant parce que j’avais une voix qui me permettait de le faire.

Mais comme je n’étais pas un musicien ou un écrivain, je ne faisais pas de chansons. J’ai été très surpris par ce qui m’arrivait.

J’entrais dans un monde où tout était nouveau et, en plus, mon point fort était l’interprétation, pas la création. Avec le temps, j’ai compris, j’ai fini par créer un peu pour déclencher des choses et avancer.

Très vite, je me suis débarrassé de la création et je suis juste devenu l’interprète que je dois être pour aller chercher les bonnes chansons.

J’ai eu une bonne progression avec un petit côté à une époque où je manquais un peu de charisme, parce que je vivais à cette époque avec quelqu’un qui avait beaucoup de charisme (Vanessa Paradis, ndlr), et je voyais bien la différence entre elle et moi.

Quelque part, vous vous dites ce n’est pas facile, il va falloir se battre un peu plus.

Vous battez-vous encore aujourd’hui, même si vous avez acquis un certain statut ?

Oui, je dois encore me battre. Parce que, de toute façon, je ne fais pas de commissions dans mes chansons.

Je ne veux que des chansons que je ressens, et comme je ne veux pas répéter les histoires et les aventures, j’ai toujours été un peu un explorateur de ce monde, du showbiz.

A force de me frotter à plusieurs registres et de m’imposer comme une voix, maîtrisée, cela me donne un statut mais à chaque fois je dois encore me battre pour faire aboutir plus ou moins mes projets.

Y a-t-il encore un peu de naïveté en vous, ou s’est-elle dissoute au fil des années de votre carrière ?

C’est vraiment différent maintenant. Je commence à entrer dans la catégorie des intellos. Je les ai tous vus arriver, je connais tout le monde. Et je les vois partir aussi ! (rires) Et avec The Voice, je les vois naître !

Et parfois, vous pensez voir un talent naître et il s’arrête net.

Ah bon, alors on apprend qu’il faut de la chance.

Plus que de talent ?

La différence entre deux artistes, finalement, c’est la chance. C’est spécial, mais avec The Voice, je découvre qu’on peut très bien chanter, avoir une voix extraordinaire et qu’il ne peut rien se passer de plus.

Florent Pagny

Pourquoi cela ? Parce qu’à un moment donné, il n’y a pas de chance, malgré de bonnes chansons. La seule explication que je puisse avoir est celle-là, la chance. Ma première chanson, « N’importe quoi », a été jetée par toutes les radios !

Les radios disaient qu’elles ne savaient pas quoi en faire, que ce single ne correspondait à rien de ce qu’elles connaissaient.

Il n’avait pas ce côté jeune chanteur avec une voix. Si je n’avais pas eu la chance à l’époque que Gérard Louvin (producteur de musique) appelle Max Guazzini, programmateur de NRJ, pour lui dire de passer la chanson en échange d’autre chose, eh bien, le filtre radio ne m’aurait pas laissé passer.

J’ai eu la chance d’avoir ces gars qui ont fait ce plan. Après, une fois que NRJ a mis la chanson à l’antenne, le public a pu donner son avis et son avis était positif.

Trois semaines plus tard, j’étais numéro 1. Une fois que NRJ a commencé à me programmer, toutes les autres radios sont retournées dans leurs poubelles pour trouver mon single ! Et ça a tout changé.


Pierrette Rajaonasy

J'adore particulièrement toutes les actualités people et les séries Netflix, deux sujets pourtant diamétralement opposés que l'on retrouve sur ce magazine francophone ! Je partage donc mon opinion assez régulièrement dans mes articles sur le site.