Eric Zemmour : 8 femmes l’accusent d’agressions et de comportements inappropriés.

Mediapart publie ce mardi 8 mars 2022 le témoignage de huit femmes qui accusent Éric Zemmour d’agressions et de comportements inappropriés.

Il me prend avec ses mains, il me bloque contre le mur de l’ascenseur et il m’embrasse de force sur la bouche. On voit bien que pour lui les femmes ne sont pas des hommes comme les autres, ce sont des sous-hommes, ce sont des objets : ce sont quelques-uns des propos retranscrits par Mediapart dans une vidéo diffusée sur Twitter sur Eric Zemmour.

Eric Zemmour programme

Invité sur le plateau de l’Élysée 2 022 récemment, Éric Zemmour avait botté en touche l’idée de répondre à certaines accusations qui planaient déjà sur sa candidature. Je n’ai pas à répondre. Parce que c’est ma vie privée et que je ne parle pas de ma vie privée. Ces femmes m’accusent sans aucune preuve, donc c’est parole contre parole, a-t-il déclaré.

Eric Zemmour dans la tourmente

Invité lundi 7 mars sur LCI, le candidat à la présidentielle a souligné qu’il souhaitait un équilibre entre les valeurs masculines et féminines dans la société.

Mais quand il y a un excès de valeurs féminines, il y a une faiblesse dans la société, a-t-il expliqué. Ce mardi soir, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, son équipe organise une rencontre de femmes avec Zemmour à Paris, au cours de laquelle l’ancien chroniqueur politique prendra la parole.

Malgré les sondages qui le placent parmi les potentiels qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle, Éric Zemmour aura plus de mal à convaincre l’électorat féminin de glisser un bulletin à son nom dans l’urne le 10 avril prochain.

L’extrémiste de droite français Éric Zemmour a été condamné pour avoir utilisé des images de films dans sa campagne sans l’autorisation de leurs auteurs.

Parmi les personnes concernées figure le dramaturge espagnol Juan Mayorga, dont la pièce « El chico de la última fila » a servi de base au film « En la casa », réalisé par François Ozon.

Éric Zemmour, le candidat d’extrême droite aux élections présidentielles françaises qui se tiendront en avril, a été condamné pour avoir utilisé des images de films sans l’autorisation de leurs auteurs dans la vidéo avec laquelle il a lancé sa campagne le 30 novembre. Parmi eux, des scènes du film In the House (2012), réalisé par François Ozon, qui s’inspire de la pièce El chico de la última fila, du dramaturge espagnol Juan Mayorga.

Les deux hommes ont rejoint d’autres artistes dans une action collective contre l’homme politique, et vendredi dernier, le tribunal a ordonné à Zemmour de payer un total de 70 000 euros aux plaignants pour avoir violé leurs droits d’auteur. L’équipe juridique de l’homme politique a annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.

Eric Zemmour dans une étrange d’affaire

Au-delà de la compensation financière et de la défense des droits d’auteur, M. Mayorga a déclaré à ce journal qu’avec cette action en justice, ils entendaient également empêcher que ses œuvres soient utilisées pour renforcer des discours très éloignés ou même répugnants pour vous. Le jugement considère également qu’il y a eu une atteinte au droit moral des artistes et ordonne que les images en question soient retirées de la vidéo.

Outre Ozon et Mayorga, les plaignants comprennent les réalisateurs Luc Besson pour l’utilisation d’images de son film Jeanne d’Arc (1999), Henri Verneuil pour Un singe en hiver (1962), les représentants de feu Marcel Carné (réalisateur) et Jacques Prévert (scénariste) pour La jetée des brumes et Alain Brunard pour le documentaire Louis Pasteur, portrait d’un visionnaire (2011), ainsi que les sociétés de production Gaumont (Un singe en hiver) et EuropaCorp (Jeanne d’Arc). Le jugement ordonne le paiement de 25 000 à Gaumont, de 25 000 à EuropaCorp et de 5 000 à chacun des auteurs ou à leur représentant pour violation de leur droit moral.

Lors de l’audience, à laquelle Zemmour n’était pas présent, son avocat Olivier Pardo a dénoncé une tentative de censure et a défendu l’utilisation des images dans le cadre d’une brève citation, rapporte l’AFP. Les représentants des plaignants ont rappelé qu’ils n’avaient jamais donné leur autorisation à cet effet et ont ajouté que le fait que leurs œuvres soient associées à des idées extrémistes constituait un préjudice supplémentaire.

Ce n’est pas le seul procès que le candidat a dû affronter ces derniers temps, notamment pour ses déclarations xénophobes et anti-immigrants.

Eric Zemmour

Le 17 janvier, Zemmour a été condamné à une amende de 10 000 euros pour provocation à la haine raciale pour avoir déclaré en 2020, dans une émission de télévision à laquelle il travaillait en tant que polémiste, que les mineurs migrants non accompagnés étaient des « voleurs », des « meurtriers » et des « vi0leurs ».

Au cours de la décennie précédente, il a été traduit en justice une quinzaine de fois et, à au moins deux reprises, il a été condamné à une amende définitive pour provocation religieuse, respectivement en 2011 et 2019.