Démission dans TPMP : un des chroniqueurs emblématiques claque la porte !

Mauvaise nouvelle pour Cyril Hanouna ! Un chroniqueur emblématique de TPMP a décidé de claquer la porte et d’annoncer sa démission sur C8. Qui est-ce ? On vous dit tout ! Deux semaines après le début d’une nouvelle saison de TPMP, un chroniqueur a décidé de rendre son tablier.

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Un revers de fortune dans TPMP ! Le 31 août dernier, Cyril Hanouna a donné le coup d’envoi d’une nouvelle saison de Touche pas à mon poste.

Après deux mois d’absence TPMP est de nouveau en direct tous les soirs. L’occasion pour l’animateur de retrouver ses fidèles collègues comme Valérie Bénaïm, Isabelle Morini-Bosc, Kelly Vedovelli, Raymond, Gilles Verdez, Jean-Michel Maire, Géraldine Maillet ou encore Benjamin Castaldi.

touche pas à mon poste

La nouvelle saison sera également marquée par le retour inattendu de Matthieu Delormeau. L’animateur de 47 ans a décidé de revenir sur C8 après un an d’absence. Quelques semaines après le début de cette nouvelle aventure, l’émission a été chamboulée par une nouvelle inattendue.

Pour rappel, cette édition verra des chroniques spéciales consacrées aux élections présidentielles. Mais un chroniqueur emblématique de l’émission n’en fera plus partie. Il s’agit de l’avocat Fabrice Di Vizio, bien connu pour son tempérament explosif.

chroniqueur tpmp politique

On se souvient par exemple de son violent clash avec l’ancien animateur de Secret Story concernant la crise sanitaire. Récemment, il a également fait le buzz en évoquant son avis sur le vaccin.

« J’ai donné ma démission à Cyril Hanouna ».

Si Fabrice Di Vizio a donné son accord pour être un chroniqueur régulier cette année, il a partagé la couleur en faisant une annonce en dehors du plateau. En effet, l’avocat renonce tout simplement à se faire vacciner et à faire des examens. Depuis quelques jours, les téléspectateurs de TPMP le voient de moins en moins.

Finalement, le principal intéressé a décidé de claquer la porte. « Je ne serai plus présent dans TPMP. J’ai annoncé ma démission à Cyril Hanouna », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Malgré cette décision, il reste probable qu’il revienne dans l’émission après s’être laissé convaincre par le trublion du PAF. A suivre…

Comment « TPMP » de Cyril Hanouna est devenu une émission politique ?

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L’émission, garantie « sans langue de bois » à ses débuts, s’invite de plus en plus dans le débat politique, à huit mois de l’élection présidentielle. Mais toujours entre deux blagues.

« Vous n’avez pas peur ? », demande Jean-Luc Mélenchon, en s’installant dans son siège. A côté de lui, la chroniqueuse Valérie Bénaïm répond que non.

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Tous deux affichent un franc sourire. La scène se déroule le 30 mai 2013, sur le plateau de l’émission « TPMP », présentée par Cyril Hanouna.

Ce soir-là, l’animateur a réussi un coup de maître : « c’est la première fois », s’exclame-t-il, qu’une personnalité politique accepte de venir sur son plateau. Et c’est loin d’être la dernière pour « TPMP », qui reprend le lundi 30 août à 19h10 sur C8.

Moins de nouilles dans la culotte, plus de politique. Adepte des déguisements et des canulars téléphoniques, Cyril Hanouna a peu à peu permis aux débats de société de s’inviter dans son émission, où il se targue de « recevoir tout le monde » : syndicalistes de tous bords, « gilets jaunes », personnalités d’extrême droite…

Malgré plusieurs avertissements et sanctions du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), l’émission à l’humour controversé attire de plus en plus d’élus et de politiques.

hanouna gilets jaunes

« C’est ici, sur ce plateau, que se jouera l’élection présidentielle », déclarait l’écrivain Yann Moix en février dernier. Le pronostic, un peu provocateur, peut surprendre. Mais à huit mois du grand rendez-vous de 2022, « TPMP » est bel et bien une arène politique. On est loin de l’ambition initiale du salon 100% médias, lancé il y a onze ans.

Un virage avant l’élection présidentielle de 2017.

TPMP gilets jaunes

À l’époque, en avril 2010, « TPMP » est diffusée sur France 4 et repose sur un principe simple : avec une bande de chroniqueurs, Cyril Hanouna regarde la télévision à la télévision et réagit aux extraits chaque jeudi soir.

Après trois saisons aux audiences respectables, l’émission migre sur D8 (devenue C8 en 2012), devient quotidienne et atteint rapidement les sommets de l’access prime-time, le créneau d’avant-soirée convoité par les annonceurs.

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Au sein du groupe Canal+, propriétaire de C8, Cyril Hanouna taille sa propre émission, dans son costume d’animateur-producteur.

Il se tourne rapidement vers l’une de ses passions : la politique. « Pas étonnant », selon son entourage. « C’est quelqu’un qui lit tout, regarde tout, écoute tout, explique Redwane Telha, rédacteur en chef de l’émission « Instant M » sur France Inter, qui a travaillé pour lui aux débuts de « TPMP ».

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Hanouna est un type qui aime les bagarres, le bruit et les gens qui ont du caractère ». Avec l’élection présidentielle de 2017, l’actualité est entrée par la grande porte [dans l’émission].

C’était l’époque des premiers sondages électoraux dans le public, et même des appels téléphoniques en direct à certaines personnalités politiques.

Le 27 avril 2017, en pleine période d’intercampagne, Emmanuel Macron, pas encore élu, a souhaité un bon anniversaire à « TPMP » pour sa 1 000e émission.

Des vœux retournés quelques mois plus tard par Cyril Hanouna au nouveau président de la République, lors d’un autre direct.

La mutation du talk-show est en cours, et son ton devient plus grave. Peu à peu, les » fanboys » d’Hanouna ont droit à des débats de société sur les violences policières, le racisme, le port du voile ou encore la crise sanitaire.

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Le tout dans la « bonne ambiance » et le « darka » – qui signifie « gros rire » – dont l’animateur a fait sa marque de fabrique.

« Le fil rouge, c’est tout ce qui fait réagir les gens », explique à franceinfo Théo Macel, rédacteur en chef de l’émission TPMP depuis janvier 2020.

À 25 ans, celui qui dit être arrivé comme stagiaire puis chroniqueur dans la maison a changé ses habitudes : « On a les chaînes d’info toute la journée en fond sonore, j’ai 1 000 notifications sur mon mobile. C’est comme ça qu’on fait des programmes, on part de zéro tous les jours ».

L’actualité sur TPMP à la sauce Hanouna.

Entre les défis loufoques et l’analyse de la vie des gens, « TPMP » saupoudre son menu de sujets plus disparates. « Le mouvement des ‘gilets jaunes’ a été un tournant, Cyril Hanouna a été le premier à recevoir des manifestants sur un plateau télé », se souvient un ancien collaborateur de l’animateur.

Démission dans TPMP

« Ils [les « gilets jaunes »] m’ont dit : « On ne peut pas parler aux puissants », racontait Cyril Hanouna en juin dernier sur le plateau de CNews, qui appartient également au groupe Canal+.

Je me suis demandé si je ne pouvais pas utiliser mon émission  pour faire le lien entre les personnes en détresse et les décideurs ». Un rôle de médiateur que « Baba » (« Papa » en arabe, le surnom de Cyril Hanouna) a toujours voulu jouer.

Quant au chef d’orchestre, « TPMP » s’en tient désormais à deux lignes directrices : « Traiter de la grande actualité du jour et avoir les premières personnes concernées sur le plateau », résume Théo Macel.

Ce fut le cas après le décès du livreur Cédric Chouviat – dont la famille a été reçue par Cyril Hanouna.

Lors de la dissolution du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire, ou encore lors de l’interview du consultant sportif Pierre Ménès, venu « s’expliquer » après les accusations d’agressions sexuelles à son encontre.

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« S’ils n’ont pas les bonnes personnes, ils peuvent faire exploser le débat, parfois à la dernière minute », explique à franceinfo l’avocate Raquel Garrido, ancienne porte-parole de La France insoumise et invitée régulière de « TPMP ».

Sur la forme, l’émission s’est dotée au fil des saisons de rubriques plus adaptées à ce type de sujet. Le « témoin du jour », le « grand numéro » ou encore le « quart d’heure sans filtre »« . Il s’agit d’événements clés, où les chroniqueurs tranchent des débats complexes par un « oui » ou un « non ».

Dans ce talk-show à la Hanouna, les joutes verbales sont ponctuées de blagues, de buzzers et d’applaudissements. Parfois, par les huées du public, encadrées par des moniteurs de salle. Nous faisons de l’actualité un divertissement, observe Redwane Telha, avec des sujets sérieux et des intervenants sérieux, mais sans prendre tout cela au sérieux.

Simple, voire simpliste, mais efficace, compte tenu de la courbe d’audience. Ainsi, « TPMP » approche parfois la barre des deux millions de téléspectateurs, la dernière fois début mars.

TPMP politique

Tout se paie en heurts.

« Quand on prépare l’émission, on a les champions de l’audimat du gouvernement, ceux qui sont plus performants que les autres. [Marlène] Schiappa, elle fait bien, détaillait l’animateur en juin dernier sur CNews à propos de la ministre déléguée à la Citoyenneté. On se dit qu’elle va trouver une punchline, qu’elle va sortir du lot. »

C’est peut-être pour cela que l’ancienne secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes avait été, en mars 2018, le premier membre de l’exécutif à débarquer sur le plateau de « TPMP »« . La désormais ministre a depuis lors son rond de serviette. « Si on veut faire parler d’un sujet politique, il faut mettre Cyril Hanouna dessus », s’était-elle justifiée en 2019 sur la chaîne Public Sénat.

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Plusieurs autres ministres lui ont emboîté le pas, comme le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ou le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie (alors ministre de la Ville et du Logement).

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a même co-animé une édition spéciale dédiée aux jeunes avec Cyril Hanouna le 19 mai, au cours de laquelle elle a offert un job en direct à un étudiant.

D’autres poids lourds du gouvernement, en revanche, se tiennent toujours à carreau à l’évocation du programme. C’est le cas du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

 

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Ou de son homologue de l’économie, Bruno Le Maire, qui a expliqué sa position à M, le magazine du Monde : « Je ne pense pas que l’on puisse affirmer sereinement ses positions.

Je pense aussi que ce n’est pas la place d’un ministre de l’économie et des finances. C’est que l’émission conserve une image sulfureuse, alimentée par des dérapages verbaux, des avertissements du CSA et des amendes à sept chiffres (trois millions d’euros pour un canular homophobe, notamment en 2019).

jean luc melenchon tpmp

Cliver au maximum.

Par sur le plateau de « Baba », un bon client politique ne suffit pas. L’animateur préfère les opposer dans des face-à-face tendus. Un exercice « stimulant », mais délicat, selon ses invités.

Parfois, les débats partent dans tous les sens », concède le député Aurélien Taché, qui a participé plusieurs fois à « TPMP ». Il faut accepter le côté spontané, et laisser la langue de bois au vestiaire. Même son de cloche chez le syndicaliste cheminot Anasse Kazib, invité à deux reprises : « La logique des médias est de diviser les gens le plus possible.

 

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« Contrairement à d’autres émissions d’information, il y a beaucoup de monde autour de la table », observe la journaliste et militante Rokhaya Diallo, ancienne chroniqueuse de l’émission (2017 et 2018), souvent invitée depuis. « Tout va très vite, il faut donc ciseler ses interventions ».

Elle avoue qu’elle n’aurait pas « parié sur le virage de l’actualité » pris par l’émission. » Mais ça marche, reconnaît-elle, ça montre qu’il y a une demande du public ».

Opération séduction.

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« Ils [les politiques] sont conscients qu’ils s’adressent à un public qui n’est pas acquis », souligne également Rokhaya Diallo. Selon un récent sondage Ifop pour Le Point, les fans de Cyril Hanouna sont majoritairement des ouvriers, employés ou artisans, âgés de moins de 50 ans, qui ont majoritairement voté pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en 2017.

Un électorat à convaincre pour les politiciens invités, qui visent ici « un autre public, qui ne regarde pas le journal télévisé », argumente le député Aurélien Taché.

 

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« Beaucoup d’invités ont peur de dire des bêtises, vu l’audience. Ils savent que quand ils viennent chez nous, c’est à double tranchant. »

Théo Macel, rédacteur en chef de « TPMP » à franceinfo.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2022, la 12e saison de « TPMP » qui débute fin août sera-t-elle plus politique que jamais ? Quoi qu’il en soit, l’animateur vedette de C8 entend bien peser dans la campagne.

S’il a poliment refusé d’organiser le débat entre les deux élections, comme l’avait suggéré Marlène Schiappa, il a annoncé le lancement d’une « grande émission politique » à la rentrée, dans laquelle il veut mettre sur le gril tous les candidats à la présidentielle.

Tous, y compris Marine Le Pen, la leader du Rassemblement national, qu’il n’a jamais voulu inviter à son émission jusqu’à présent. « Nous sommes mieux armés maintenant », a-t-il décidé sur CNews, « nous espérons recevoir tout le monde à la rentrée ». Toujours dans une bonne ambiance et darka ?


Martha Levine

Tout projet incroyable commence par une étincelle et un esprit talentueux. C'est le cas pour Martha Levine, la fondatrice du site PEOPLE ACT MAGAZINE. À tout juste 41 ans, elle a eu une idée brillante en tant que femme de lancer ce projet unique sur les stars et les peoples français.