Delphine Jubillar rebondissement : le sms troublant d’un homme qui dit être le meurtrier.

Alors qu’une deuxième demande de libération a été déposée par les avocats de Cédric Jubillar, soupçonné d’être le meurtrier de sa femme et incarcéré en juin dernier, Jean-Baptiste Alary s’est exprimé dans People Act Magazine. Il regrette notamment que les aveux d’un autre homme aient été écartés.

Delphine Jubillar

Pendant huit mois, Delphine Jubillar n’a pas donné signe de vie. Alors que l’enquête se poursuit, son mari, Cédric Jubillar mis en examen.

Le mari de Delphine Jubillar mis en examen pour homicide volontaire sur conjoint en juin dernier et incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses, en Haute-Garonne. Le principal suspect dans cette affaire continue de clamer son innocence. Ses avocats ont déposé une nouvelle demande de mise en liberté, après qu’une première demande ait été refusée en juillet dernier. Ils mettent en avant un dossier dépourvu de preuves. Dans les colonnes du Midi Libre, Jean-Baptiste Alary a pris la parole pour défendre à nouveau son client.

Delphine Jubillar disparition

L’occasion pour l’avocat de reprendre point par point les éléments qui accusent son client afin de les réfuter. Le doudou de Delphine Jubillar retrouvé dans la machine à laver, les cris des voisins, la dispute entendue par le fils du couple…. Lors de sa plaidoirie, Jean-Baptiste Alary a surtout regretté que des aveux troublants faits par un autre homme que son client aient été si rapidement écartés.

En effet, neuf jours après la disparition de l’infirmière Delphine Jubillar, un homme a envoyé plusieurs SMS à son ex : “J’ai tué Delphine, parce qu’elle était en couple et qu’elle ne voulait pas quitter son mari et ses enfants pour moi. On s’est vu, on s’est disputé, j’ai fait des écarts, je ne me suis pas reconnu. Je l’ai frappée, frappée, frappée. Elle est morte et je l’ai enterrée dans l’escarcelle”, avait-il écrit.

Cédric Jubillar : cet autre homme qui s’est accusé du meurtre de sa femme

Delphine Jubillar affaire

Puis nouveau message glaçant quelques jours plus tard. “J’ai tué une femme, je m’en veux, c’est difficile à supporter, elle travaillait au CCB (NDLR : clinique Claude Bernard à Albi où Delphine Jubillar était infirmière de nuit) la nuit. Elle ne voulait pas quitter son mari pour moi. Je l’ai tuée”, a-t-il avoué, avant d’ajouter : “Je ne suis pas fier. Je vais mettre des fleurs sur son corps”. L’ancienne compagne de l’homme alerte alors les gendarmes.

Une piste trop peu exploitée selon l’avocat, même si l’homme avait reconnu avoir menti. “Que je sache son alibi n’a pas été vérifié, ni la borne de son téléphone. Et aucune perquisition n’a eu lieu à son domicile. C’est une piste qu’il faut explorer. Quand on a découvert ça dans le dossier, j’ai cru tomber de ma chaise. Ils n’ont travaillé que dans le seul objectif monomaniaque de la culpabilisation du mari déplore Maître Jean-Baptiste Alary.

Delphine Jubillar vivait dans un “dépotoir” ? Les internautes bloquent sur un détail

Le 3 août 2021, Femme Actuelle a révélé des photos de la maison de Cédric et Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines. Une maison encore en construction que les habitants du village ont parfois qualifié de “déchetterie”. Pourtant, les internautes bloquent sur un détail…

Maison Jubillar

Que se passait-il derrière les portes de cette maison ?” Le 3 août 2021, huit mois après la disparition de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines, Femme Actuelle publie une série de photos de la maison du couple. Sur les clichés pris le 7 janvier 2021, la maison des Jubillar apparaît comme un terrain vague, très peu entretenu, dont l’extérieur est envahi par des blocs de béton et des bennes à ordures. Selon le procureur de Toulouse, la construction de cette maison avait été ralentie par la consommation de drogue de Cédric Jubillar ainsi que par ses “travaux aléatoires”.

Delphine Jubillar maison

Delphine Jubillar elle-même déplorait sa “maison de Bidochon”. Cependant, pour les internautes, ces photos soulèvent un détail important. En février 2021, des habitants de Cagnac-les-Mines ont confié au Point que la maison Jubillar attirait parfois l’attention des passants, allant jusqu’à qualifier la maison en construction de “chantier”, voire de “décharge”. Cependant, pour certains internautes, ces accusations sont injustifiées

“Une décharge ? Il ne faut pas en abuser !”

maison familliale Jubillar

C’est une maison en construction, tout simplement !, ” Maison en construction “. C’est tellement facile de critiquer. Qui est entré dans sa maison pour juger ?”, “Ce n’est pas une décharge !”, “Une décharge ? Il ne faut pas abuser !”, “On ne sait pas tout ce qui se passe dans la vie des gens”, “Cette maison est en travaux, c’est tout !”, ont écrit les internautes sur Facebook.

Delphine Jubillar

Cédric et Delphine Jubillar ont-ils laissé l’entretien de la maison à l’abandon ? C’est en tout cas ce qu’avait déclaré Dominique Alzeari, procureur de Toulouse, le 18 juin 2021 : “Je suis désolé de le dire, mais c’est dans une maison dont l’état d’entretien est extrêmement négligé”, avait-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Pourtant, selon Séverine, la nouvelle compagne de Cédric Jubillar, ce dernier a toujours mis un point d’honneur à la propreté de sa maison : “Je l’ai vu passer l’aspirateur tous les soirs quand ses enfants dormaient. Il est même trop maniaque”, confiait-elle à People Act Magazine le 11 août dernier. Incarcéré à la prison de Seysses pour “homicide volontaire sur conjoint”, Cédric Jubillar risque la prison à vie. Pour l’instant, il est toujours présumé innocent.


Antoine Berrot

Ancien bordelais exilé à Marseille, je suis fasciné par l'univers du sport et des séries TV, surtout celle de Netflix France. Pigiste et rédacteur pour plusieurs magazines peoples, Antoine est de nature curieux et il adore partager son point de vue sur tous les sujets médiatiques.