Cinquième vague : Gabriel Attal annonce un reconfinement ?

Cinquième vague : Laurent Ruquier et Léa Salamé ont reçu Gabriel Attal ce samedi 13 novembre, dans l’émission de France 2, On est en direct. Face aux deux journalistes, le porte-parole du gouvernement est revenu sur la pandémie de Covid-19 qui frappe le monde depuis janvier 2020 et plus particulièrement sur la situation épidémique de ces dernières semaines.

cinquième vague

Face à une probable cinquième vague de contamination, Gabriel Attal, a confirmé que tous les scénarios étaient sur la table.

Le porte-parole du gouvernement a détaillé sa pensée au sujet de la cinquième vague sur le plateau d’On est en direct, sur France 2.

En effet, le nombre d’infections est en augmentation dans le monde, en Europe et en France, la cinquième vague arrive. Le samedi 13 novembre 2021, 14 646 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés. Ces chiffres ne font qu’augmenter et inquiètent les politiques et le personnel hospitalier. Selon Santé Publique France et ses dernières données, 7 050 personnes sont actuellement hospitalisées à cause du coronavirus.

Gabriel Attal

Au cours de la première semaine de novembre 2021, il n’y en avait « que » 6 667. Autre chiffre important, 1 202 personnes sont actuellement en soins intensifs, contre 1 099 autour du 6 novembre. Ces données montrent que la cinquième vague de contamination par le coronavirus est en cours et qu’elle pourrait frapper la France dans les prochaines semaines.

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Par ailleurs, certains de nos voisins européens ont déjà pris des décisions difficiles pour endiguer l’épidémie et sa nouvelle cinquième vague. Les Pays-Bas et l’Autriche ont annoncé des reconfirmations partielles ou des mesures restrictives pour les personnes non vaccinées. Mais alors, à quelle sauce les Français seront-ils mangés ? « Il ne faut jamais rien exclure par principe.

Gabriel Attal cinquième vague

Cette épidémie cinquième vague continue de surprendre le monde entier », a répondu Gabriel Attal dans On est en direct sur France 2. Et d’ajouter devant Laurent Ruquier et Léa Salamé : « Pour l’instant, il est absolument hors de question de parler de reconfinement dans notre pays car nous avons un taux de vaccination très élevé ». Ces propos sont appuyés par le bon chiffre de la couverture vaccinale française, qui est actuellement de 87,3%.

Dans son dernier discours, Emmanuel Macron a invité les personnes de plus de 65 ans à prendre rendez-vous rapidement pour recevoir une troisième dose du vaccin Covid-19. Les personnes âgées de 50 à 65 ans pourront accéder à ce rappel dès le mois de décembre. Pour tous les autres, le gouvernement rappelle que le meilleur moyen de se protéger de la maladie est d’agir. L’objectif : éviter au maximum un nouvel enfermement quelques semaines avant les vacances de Noël.

Cinquième vague : « Il ne faut pas céder à la panique », assure l’infectiologue Karine Lacombe.

L’infectiologue Karine Lacombe était l’invitée de Darius Rochebin ce samedi. Alors que le nombre de nouveaux cas est en forte hausse, la professeure se veut rassurante et affirme que pour l’instant, les hôpitaux sont en mesure de gérer cette nouvelle vague.

Les chiffres des infections à Covid-19 sont en forte hausse ce samedi, une cinquième vague prochainement. Dans son dernier rapport, Santé Publique France a recensé 14 646 nouveaux cas en 24 heures. Si cela peut s’expliquer en partie par un rattrapage dû au jeudi férié et au moindre nombre de tests effectués ce jour-là, l’infectiologue Karine Lacombe, invitée ce samedi, estime que d’autres facteurs entrent également en jeu.

« C’est le signe que nous entrons dans l’hiver », dit-elle. La chef de service de l’hôpital Saint-Antoine justifie également ce rebond par le non-respect des gestes barrières, comme le port du masque, le lavage des mains ou l’aération des pièces.

Toutefois, Karine Lacombe rassure : pour l’instant, les courbes des contaminations et des hospitalisations, notamment en soins intensifs, sont en « décorrélation », contrairement à certains pays où le taux de vaccination est faible, comme l’Ukraine ou la Russie où seulement 19,5% et 35% de la population est complètement vaccinée.

Avec 1 200 des 5 000 lits de réanimation occupés par des patients atteints de Covid cinquième vague, l’infectiologue note une « reprise progressive des hospitalisations en réanimation », mais estime que cela n’est « pas surprenant ». « Quand il y a une explosion du nombre de contaminations, mathématiquement et même s’il y a beaucoup moins d’hospitalisations en réanimation, il y a une augmentation », explique-t-elle.

cinquième vague

Trois profils de patients à l’hôpital

Dans la section Covid cinquième vague de son service à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Karine Lacombe dit rencontrer trois profils de patients différents. « Il y a les anti-vax, qui n’ont aucun argument et s’opposent à tout type de traitement qu’on pourrait leur proposer. Il y a aussi les personnes qui ne se sont pas fait vacciner par négligence ou parce que c’est trop compliqué.

Par exemple, nous avons beaucoup de personnes âgées qui n’ont pas été jointes à domicile et qui n’ont pas forcément compris l’importance de se faire vacciner. Et puis il y a des personnes en situation de fragilité qui, malgré deux injections, n’ont pas développé les anticorps qui les auraient protégés », explique-t-elle.

Élysée

Selon l’infectiologue et la cinquième vague, avant d’obliger les personnes non vaccinées à rester confinées, comme cela a été décidé en Autriche, « il vaut mieux continuer ce travail d’approche des plus fragiles, des plus vulnérables et de ceux qui ont le moins accès à la vaccination ».


Antoine Berrot

Ancien bordelais exilé à Marseille, je suis fasciné par l'univers du sport et des séries TV, surtout celle de Netflix France. Pigiste et rédacteur pour plusieurs magazines peoples, Antoine est de nature curieux et il adore partager son point de vue sur tous les sujets médiatiques.