Chèque alimentaire 2022 arrive sur votre compte bancaire, le montant ?

Les familles avec enfants et aux revenus modestes sont également envisagées pour un chèque alimentaire 2022.

Emmanuel Macron et Julien Denormandie pourraient annoncer dans les prochains jours la création d’un bon alimentaire pour les plus modestes. Quel montant ? Pour qui ? On vous dit tout !

Avec un tel dispositif, Emmanuel Macron et son gouvernement souhaitent permettre aux personnes à faibles revenus de consommer des aliments français, d’avoir accès à des circuits courts, tout en encourageant l’agriculture française.

cheque alimentaire

Ce bon alimentaire pourrait être utilisé dans les supermarchés ou sur les étals de vos marchés locaux. Son montant devrait être fixé à environ 60 euros, et pourrait bénéficier à plus de 8 millions de Français s’il entre en vigueur.

Quel rôle pourrait jouer la CAF dans la distribution des bons alimentaires ?

La CAF n’attribue pas de bons alimentaires à l’échelle nationale. Au niveau local, certains dispositifs d’aide alimentaire peuvent être mis en place.

Il est conseillé de contacter le service d’action sociale de votre Caisse. Sur son site internet dédié, la Caf de Saône-et-Loire a mis en avant la mise en place d’une aide ponctuelle en avril 2020, pour aider les plus démunis à acheter des denrées alimentaires de base. Ce dispositif s’adressait aux bénéficiaires des prestations familiales, de l’APL, du RSA et de la prime d’activité.

Les CCAS distribuent-ils déjà des bons alimentaires ?

Les CCAS pourraient avoir un rôle central dans l’attribution du futur bon alimentaire. En tout cas, le ministère de l’Économie a défendu en 2021 l’idée que les CCAS soient chargés de la distribution (voir ci-dessous). En pratique, les CCAS jouent déjà un rôle déterminant auprès des plus vulnérables. Ils peuvent apporter une aide, que ce soit sous forme d’aide en nature (colis alimentaires) ou d’aide financière (restauration scolaire, bons alimentaires, bons d’accompagnement personnalisé).

Vous souhaitez savoir si votre commune octroie des bons d’alimentation ? Tournez-vous vers votre CCAS, car les dispositifs varient d’une localité à l’autre. Dans le département de la Somme, par exemple, le CCAS de la ville d’Albert délivre des bons d’une valeur de 25 euros depuis juin 2020. Le nombre de bons varie en fonction de la composition du foyer de 4 à 7 bons distribués pour une durée de 2 mois renouvelable.

Quel sera le montant du bon d’alimentation ?

Le montant du bon d’alimentation n’est pas encore connu. Pour l’instant, seul le député de Paris, Mounir Mahjoubi, a présenté une proposition chiffrée, avec un bon d’achat coûtant entre 30 et 60 euros par mois et par famille. Le budget total pourrait alors s’élever à quelques centaines de millions à deux milliards d’euros, déclarait le député à Ouest-France en février 2021.

Après, cela se heurtera à d’autres propositions, comme des allocations spécifiques pour la période du Covid. C’est tout le sens des discussions qui ont lieu au niveau du gouvernement, a-t-il ensuite ajouté. Le puissant syndicat agricole FNSEA propose un système qui permettrait aux gens de dépenser 5 euros par jour. Julien Denormandie, interrogé par Jean-Jacques Bourdin le 21 avril 2021, avance le chiffre de 50 euros par mois.

Le bon d’alimentation, pour qui ? Dans quelles conditions ?

Si Emmanuel Macron est réélu et met en place cette nouvelle aide, le bon alimentaire devrait être un dispositif destiné aux personnes les plus démunies. Emmanuel Macron a parlé de classes modestes et de classes moyennes sur France Bleu le 22 mars 2022. Quels seront les critères ? Y aura-t-il un seuil de revenu fiscal de référence à ne pas dépasser ?

Pour l’instant, ces questions n’ont pas encore été tranchées. A ce stade, plusieurs pistes sont sur la table. En 2021, le ministère de l’Économie a défendu l’idée de confier le dispositif aux centres communaux d’action sociale (CCAS), ciblant ainsi 5 millions de bénéficiaires, une possibilité également présentée par les citoyens de la convention citoyenne dans leur rapport.

Le ministre de l’Agriculture, quant à lui, penchait plutôt pour une aide aux jeunes ou familles avec enfants à faibles revenus, sous forme de chèque ou de carte. L’idée est également soutenue par le député de Paris, Mounir Mahjoubi, qui défend un projet similaire à celui de Julien Denormandie.

Les associations caritatives estiment toutefois que le nombre de bénéficiaires potentiels est beaucoup plus élevé, soit 8 millions. Selon une enquête de l’institut CSA, plus d’un million de Français ont fait appel aux banques alimentaires depuis le début de la crise sanitaire en mars dernier. Avoir moins d’un million de bénéficiaires ne serait pas utile, le véritable objectif serait entre six et huit millions, estimait Mounir Mahjoubi dans une interview à Ouest-France au printemps 2021.

Les 18-25 ans sont-ils les premiers concernés par le bon alimentaire ? Et les étudiants ?

Les jeunes seront-ils les premiers bénéficiaires du dispositif du bon alimentaire d’Emmanuel Macron ? Invité par Jean-Jacques Bourdin le 21 avril 2021l, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, s’y est dit favorable, tout en indiquant que les arbitrages n’étaient pas encore rendus.

Aujourd’hui, nous n’avons pas fini le travail, a-t-il reconnu, alors que les décisions devaient être prises fin mars. Aujourd’hui, le nombre de personnes concernées par cette inégalité alimentaire est de 8 millions. Ma priorité, parmi elles, ce sont les jeunes, les 18-25 ans. Il a également mentionné que le montant de 50 euros était sur la table.

Quels sont les produits que l’on peut acheter avec le bon d’alimentation ? Uniquement des produits biologiques ?

Là aussi, la liste doit être arrêtée prochainement. Dans leur rapport, les citoyens de la Convention citoyenne pour le climat préconisent un dispositif qui permettrait d’acheter des produits durables (issus de l’agroécologie, des circuits courts). Le terme durable est habituellement utilisé pour désigner les 50% de produits qui doivent entrer dans la composition des repas en restauration collective issus de la loi EGALIM, peut-on y lire.

 

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Le groupe LREM propose d’offrir des bons alimentaires qui permettraient d’acheter des produits vertueux comme le précise la loi Egalim : des produits frais sous signe de qualité comme le bio ou les labels avec une priorité donnée aux fruits et légumes, explique Mounir Mahjoubi au quotidien régional Ouest-France.

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L’ouverture à d’autres produits plus chers ne serait pas forcément significative dans le panier de la famille. Pour nous, 85% de l’argent investi doit alors revenir aux agriculteurs. Mais nous sommes bien conscients que dans certaines circonscriptions populaires et urbaines, qui ont peu de ventes en circuits courts ou à la ferme, rien ne sera possible si nous ne travaillons pas avec la grande distribution.

Le scénario défendu par Bercy, qui propose de confier cette compétence aux CCAS, va également dans ce sens. L’État paierait donc la différence entre un panier alimentaire normal et un panier répondant aux critères durables (bio, label rouge, IGP, etc.) définis par la loi Egalim de 2018, peut-on lire dans Les Échos.