Affaire Le Grêlé : comment il a fait pour brouiller les pistes des enquêteurs pendant 20 ans.

Samedi 2 octobre 2021, nos confrères ont révélé que les enquêteurs travaillant sur l’affaire Le Grêlé sont persuadés d’avoir compris la technique mise en place il y a des années par le criminel pour « brouiller les pistes ».

Le Grêlé

Le Grêlé ! Une affaire qui est en sommeil depuis 35 ans. Selon une information du Point, révélée jeudi 30 septembre 2021. es détails.

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a récemment suivi une nouvelle piste et convoqué un homme soupçonné d’être le tueur en série surnommé Le Grêlé, François Verore.

Alors qu’il devait subir un prélèvement d’ADN, l’homme a mis fin à ses jours. Une lettre d’excuses et de confession a été trouvée avec lui.

Le Grêlé identité

La police a pu confirmer que son ADN était bien le même que celui retrouvé sur les scènes de crime associées à l’affaire Hail Mary.

Selon les informations du Parisien, jeudi 30 septembre 2021 au soir, l’ADN de l’homme qui s’est suicidé mercredi soir correspond à celui retrouvé sur les scènes de crime.

C’est en 1986 que Le Grêlé a commencé sa carrière criminelle en assassinant une fillette de 11 ans, Cécile Bloch. Par la suite, six viols et trois meurtres lui ont été attribués.

Grêlé

Dans son modus operandi, les filles avaient rapporté qu’il s’était présenté comme gendarme et avait montré sa carte de membre. Ce détail a conduit l’enquête à considérer sérieusement que l’auteur de ces crimes était un membre de la gendarmerie.

Un changement de service.

S’ils ont mis tant de temps à trouver Le Grêlé, c’est parce qu’ils cherchaient un gendarme. Mais il y a quelques années, après un déménagement, il a décidé de quitter la gendarmerie pour rejoindre la police nationale.

Affaire Le Grêlé

Selon une information du Parisien du samedi 2 octobre 2021, les enquêteurs sont sûrs qu’il s’agit d’une stratégie pour brouiller les pistes et cacher son identité.

Les proches et les collègues de François Verove seront interrogés dans les prochains jours pour mieux comprendre cet homme qui a réussi à rester sous les radars pendant de nombreuses années.

L’affaire Le Grêlé : l’élément perturbateur de sa lettre de confession mentionnant d’autres victimes.

Après la découverte surprenante de l’identité de Le Grêlé, le tueur en série qui a sévi dans les années 1980 et 1990, l’heure est à l’identification des victimes.

Dans sa lettre de confession, le tueur a avoué qu’il avait arrêté ses crimes en 1997, comme le rapportent nos confrères du Parisien. Cependant, c’est en 1994 que les enquêteurs ont daté son dernier meurtre.

Et s’il avait fait d’autres victimes ? L’affaire Le Grêlé, qui dure depuis 35 ans, vient de trouver son dénouement avec la confession de François Verove dans une lettre écrite avant son suicide.

Je reconnais que je suis un grand criminel qui a commis des actes impardonnables jusqu’à la fin des années 1990, écrit-il dans sa lettre selon Le Parisien du jeudi 30 septembre 2021.

Il rappelle que dans les années 1980 et 1990, la police a poursuivi ce meurtrier, que l’on appelait Le Grêlé en raison de sa peau acnéique. À l’époque, il était recherché pour six viols et quatre meurtres commis entre 1983 et 1994.

Mais dans sa lettre de confession, François Verove (Affaire Le Grêlé) a semé le doute dans l’esprit des enquêteurs.

En effet, dans son dernier message, il confiait avoir arrêté de semer l’horreur en 1997 en suivant une thérapie, comme le rapportent nos confrères du Parisien du samedi 2 octobre 2021.

Trois ans séparent le dernier meurtre de Le Grêlé de la thérapie qui lui aurait permis d’arrêter ses méfaits. Les enquêteurs craignent donc qu’il ait fait d’autres victimes, encore inconnues.

Le travail titanesque déjà entrepris par la police sera repris. Certains cas non résolus de meurtres et de viols commis entre 1994 et 1997 seront rouverts.

Le Grêlé devra justifier sa situation personnelle au moment des faits.

Dans ses écrits pré-suicide, François Verove, 59 ans, explique qu’il n’était pas bien dans sa vie au moment où il a commis les crimes, mais qu’il s’était depuis pris en main.

Le Grêlé

Il a ajouté qu’il avait décidé de mettre fin à sa vie pour ne pas déshonorer sa femme et ses deux filles.

En effet, ce gendarme à la retraite figurait sur une longue liste de suspects établie en août 2021 par Nathalie Turquey, la vice-présidente chargée de l’enquête au tribunal de Paris.

Il a été convoqué par la police judiciaire, comme beaucoup d’autres hommes correspondant au profil, et a dû justifier son agenda et sa situation personnelle au moment des faits.

Il n’avait pas le temps. Se sentant probablement découvert, François Verove s’est suicidé en se droguant dans la nuit du 28 au 29 septembre au Grau-du-Roi, dans le Gard.


Baptiste Lecomte

Passionnée de tout ce qui ce passe dans le monde c'est avec un grand plaisir que je participe avec vous au magazine People Act comme rédacteur amateur à côté de mes différentes activités, car je suis avant tout dans le sport de haut niveau.