Affaire Jubillar ! Le résultat des analyses faites sur son mari Cédric dévoilée.

Cédric Jubillar n’a été examiné que le lendemain de la disparition de sa femme, qui tentait de divorcer, par un médecin légiste. Les résultats de ces analyses ont été partagés dans le podcast du Parisien, “La disparition de Delphine Jubillar : un couple en crise, un amant, et un mari en prison”.

Jubillar

Affaire Jubillar ! Il est 4 heures du matin, en cette nuit de décembre, lorsque les policiers arrivent au domicile des Jubillar.

Ils découvrent Cédric Jubillar, seul, leurs deux enfants et la couette sur laquelle dormait Delphine qui tournait dans la machine à laver. En revanche, le plâtrier n’a été entendu que bien plus tard, comme simple témoin, dans l’après-midi.

Cédric Jubillar a d’abord été conduit chez un médecin légiste de Castes, qui l’a examiné sous toutes les coutures et “l’a mis à nu, littéralement”, comme le décrit Le Parisien dans son podcast consacré à l’affaire Jubillar.

cédric Jubillar

“Toutes les parties de son corps sont examinées avec une attention particulière pour ses avant-bras et ses ongles où il pourrait y avoir des traces d’ADN de Delphine, ou d’ADN qui ne lui appartient pas”, des zones qui indiqueraient une potentielle lutte avec Delphine Jubillar.

Selon les quelques informations parues dans la presse, ces expertises “ne condamnent pas Cédric”. “Il n’y a pas d’éléments particulièrement incriminants”, poursuivent nos confrères.

Le temps écoulé entre la disparition de Delphine Jubillar, dont la dernière trace de vie remonte à 23 heures ce jour-là, et l’examen de Cédric Jubillar aurait-il pu lui permettre de faire disparaître ces éléments ? Pour l’instant, rien ne permet de le prouver.

Depuis, Cédric Jubillar a été mis en examen et écroué provisoirement pour “homicide sur conjoint”.

Dans sa conférence de presse, la présidente de la chambre d’instruction a évoqué des “indices graves et concordants”. Il reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’au classement définitif de l’affaire.

Delphine Jubillar : L’explication improbable de son mari Cédric sur sa disparition.

Face aux enquêteurs, Cédric Jubillar a donné de nombreuses explications sur la disparition de sa femme Delphine Aussaguel. Il a même évoqué la possibilité d’un départ pour le djihad. Une hypothèse vérifiée par les enquêteurs…

Interrogé sur l’absence de sa femme, Delphine Aussaguel, Cédric Jubillar a donné toutes sortes d’explications. Face aux policiers, le plâtrier de 33 ans a évoqué de nombreuses pistes pour expliquer, selon lui, la disparition de la mère de ses enfants. Comme l’apprend Le Parisien dans un article relatant cette nuit de décembre, Cédric Jubillar ne manquait pas d’imagination.

 

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Au lendemain de son signalement de la disparition de Delphine Jubillar, il a d’abord nié avoir subi des violences au sein de son couple, surtout pas récemment.

“Je n’ai aucune preuve. Elle passe des coups de fil secrets, elle a changé ses codes, donc on peut supposer qu’elle me cache des choses”, a déclaré Cédric Jubillar aux enquêteurs.

Une semaine plus tard, Cédric Jubillar est convaincu que Delphine a “pété les plombs”. Pour lui, elle est simplement “partie” et a l’intention de revenir.

Par ailleurs, et toujours selon lui, elle avait même l’habitude de sortir les chiens seuls “surtout le soir”, “vers 23h ou minuit”, alors qu’il pleuvait ce soir-là et que le couvre-feu avait été décrété la veille, de 20h à 6h. Une version contredite par les amis et la famille de Delphine Jubillar.

Tout est bon pour expliquer sa disparition. Cédric évoque même “l’hypothèse d’un départ de sa femme pour le djihad”. Une piste vérifiée mais vite refermée selon nos confrères.

En effet, Delphine Jubillar n’avait jamais manifesté le moindre intérêt pour la religion. De plus, l’exploitation de son téléphone portable a rapidement confirmé que l’infirmière était à mille lieues de rejoindre les rangs de l’État islamique.

Toujours incarcéré à Seysses près de Toulouse, Cédric Jubillar continue de clamer son innocence. Il reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à ce que l’affaire soit classée.

Delphine Jubillar : Un mystérieux véhicule à proximité le soir de sa disparition.

Par tous les moyens, l’avocat de Cédric Jubillar tente de disculper son client. Alors qu’une deuxième demande de mise en liberté vient d’être rejetée par la Justice, le 2 septembre 2021, Me Alary a développé sa version des faits à Midi Libre.

Dans une interview datée du 30 août 2021, l’avocat pénaliste s’irrite pour la énième fois du travail des enquêteurs, qui selon lui n’ont pas assez exploré d’autres pistes.

“Ils n’ont travaillé qu’avec le seul objectif monomaniaque de la culpabilité du mari. Ils n’ont sérieusement pas écarté le reste”, a déclaré Alary au quotidien régional.

Il poursuit en évoquant d’autres hypothèses qui auraient pu conduire à la mort de Delphine Jubillar. “Il y a aussi ce véhicule qui reste garé avec le plafonnier allumé, cette voiture qui passe devant la pharmacie tellement vite qu’on n’arrive pas à identifier son immatriculation, les sites de rencontres. Beaucoup de choses n’ont pas été exploitées”, dit-il.

N’évoquant même pas les menaces de mort proférées par son client à l’encontre de Delphine Jubillar, née Aussaguel, l’avocat a balayé tous les éléments graves et concordants ayant conduit à la mise en examen de Cédric Jubillar pour “homicide par conjoint”.

Il a également révélé que son client n’est pas vraiment allé sur une application de rencontre le soir de la disparition de sa femme, comme l’a prouvé l’étude des données téléphoniques.

“Cédric Jubillar n’est pas allé sur un site de rencontre. Il a en fait reçu une notification d’un site et a dû cliquer dessus. La connexion n’a duré que quelques secondes”, a-t-il précisé.

Quant au fait qu’il ait réussi à retrouver l’amour aussi rapidement avec Séverine, rencontrée lors d’une recherche de la mère de ses enfants :

“Mais quel était le délai d’attente raisonnable en dessous duquel il était indécent pour lui de retrouver quelqu’un ? “. Tout cela n’est que de la morale. Cela ne fait pas de lui un coupable.

Me Alary a déjà fait appel de la demande de libération de Cédric Jubillar, rejetée en première instance. Le plâtrier est toujours incarcéré à Seysses, près de Toulouse, où il attend une audience prévue en octobre prochain. Il reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à ce que l’affaire soit classée.


Pierrette Rajaonasy

J'adore particulièrement toutes les actualités people et les séries Netflix, deux sujets pourtant diamétralement opposés que l'on retrouve sur ce magazine francophone ! Je partage donc mon opinion assez régulièrement dans mes articles sur le site.