Affaire Jubillar : cette dernière dispute qui a mis le feu aux poudres au sein du couple.

À ce jour, Delphine Jubillar reste introuvable, au grand dam de sa famille. Dans son dernier livre, Ronan Folgoas tente de percer le mystère de sa disparition.

Une affaire qui continue de faire la une des médias français. Plus d’un an après la disparition de Delphine Jubillar, ses amis et sa famille s’efforcent de découvrir la vérité à son sujet. Son mari Cédric reste pour l’instant le principal suspect.

Affaire Jubillar

Je me fous de ton amour

Jubillar : Leur vie privée, pour le moins mouvementée, a eu le mérite d’interloquer les enquêteurs. Si l’on en croit leurs rapports, l’heureuse mère de deux enfants avait bel et bien l’intention de divorcer.

Convaincu que sa moitié avait un amant, le peintre et plâtrier a tenté à plusieurs reprises de la géolocaliser avec son téléphone.

De son côté, le journaliste Ronan Folgoas a également disséqué cette affaire dans son livre « Le mystère Jubillar : Enquête au cœur d’une disparition (Ed. Studiofact) » publié le 17 mars 2022.

 

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L’occasion pour lui de revenir sur une violente dispute entre le couple qui aurait mis le feu à la maison. J’en ai rien à foutre de ton amour, aurait déclaré Delphine Jubillar au père de ses enfants. Je suis au travail. Laisse-moi tranquille. Demain j’appelle un avocat, c’est mort, pas de retour en arrière. Et ce n’est pas tout !

Le 25 septembre 2021, la principale intéressée aurait également reçu une notification surprenante sur son téléphone. Elle a immédiatement été prévenue que sa ligne faisait l’objet d’une demande de géolocalisation. Pas dupe, la jeune femme a immédiatement réagi : ‘C’est toi qui demandes une part de géolocalisation’, a-t-elle écrit à son mari, raconte Ronan Folgoas dans son livre.

Des questions sans réponses

Mais Cédric Jubillar se dédouane et accuse sa propre mère, qui loin de reculer, accepte d’endosser le rôle peu reluisant de la belle-mère espionne. Dans la tourmente, cette dernière tente de rectifier le tir avec subtilité.

Je veux que tu saches que je t’aime beaucoup, je ferai le nécessaire, je suis désolé, lui écrit-il. Je veux te montrer que tu peux me donner une seconde chance. Et tu sais que ma mère ne fait jamais rien d’intelligent. Je suis désolé qu’elle m’aide. Je suis désolé qu’elle doive venir à mon aide. J’ai besoin de toi.

Pendant plusieurs mois, Ronan Folgoas a disséqué leurs innombrables échanges. Mais aussi ceux de Delphine Jubillar avec l’épouse de son nouvel ami. S’il vous plaît, ne continuez pas cette aventure maintenant. Je n’en suis vraiment pas capable.

Laisse-moi encaisser les premiers coups avant de m’en donner d’autres, l’aurait suppliée la compagne de son amant. Nous avons tous deux convenu que tant que nous vivrons ensemble, nous serons une famille. J’accepterai tout ce qui se passera ensuite. Laissez l’espace se libérer avant de le prendre.

Aux dernières nouvelles, la recherche du corps de Delphine Jubillar se poursuit à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Bien qu’il nie toutes les accusations portées contre lui, Cédric Jubillar reste en détention pour meurtre sur conjoint. Affaire à suivre.

Affaire Jubillar : Il vivait mal l’idée d’un divorce, la mère de Cédric entendue par les juges.

Très discrète, Nadine Fabre, la mère de Cédric Jubillar accusé du meurtre de sa femme Delphine, à Cagnac-les-Mines (Tarn), a été entendue récemment par les deux juges d’instruction, Audrey Assemat et Coralyne Chartier. Lors de cette audience du 20 janvier, la mère de Cédric a été interrogée sur la procédure de divorce entre Delphine et son fils et sur les menaces que ce dernier avait proférées à l’encontre de son épouse.

Partie civile dans cette affaire, où elle a toujours voulu connaître la vérité sur ce qui est arrivé à sa belle-fille dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Nadine Fabre s’est exprimée clairement sur l’état d’esprit de son fils. Il tenait absolument à garder sa maison et l’idée d’un divorce avec Delphine ne lui plaisait pas, a expliqué la mère de famille, placée en garde à vue le 16 juin 2021.

Cédric Jubillar avait lui-même acheté le terrain pour construire la maison familiale à Cagnac-les-Mines il y a plus de 7 ans. Mais les travaux n’avançaient guère, ce qui constituait, entre autres, des points de tension avec sa femme, infirmière, qui lui reprochait son manque d’investissement.

 

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Elle a contredit les déclarations de Cédric

En affirmant qu’il vivait mal le divorce à venir, Nadine Fabre a contredit les déclarations de son fils, qui avait toujours affirmé à la police que tout allait bien. Elle a également confirmé les menaces de mort proférées par son fils à l’encontre de sa femme, qu’il soupçonnait de le tromper. Ces menaces, je ne les avais pas prises au sérieux, a déclaré Nadine Fabre devant les juges d’instruction.

Cette audition fait suite à celle de deux riveraines de la maison Jubillar, une mère et sa fille, également entendues par les juges le 11 janvier 2022.

L’une d’elles, la mère, a quelque peu varié son témoignage en indiquant que les cris de peur d’une femme qu’elle avait entendus, vers 23h le 15 décembre 2020, en direction de la maison Jubillar, à une centaine de mètres de la sienne, ressemblaient à une scène où deux chiens se battaient.

Et que ces cris effrayés pouvaient correspondre à ceux d’une femme qui tentait de les séparer. Le couple Jubillar possédait deux chiens Shar-Pei qui n’étaient pas connus pour être violents. Personne dans le lotissement sombre cette nuit-là ne s’attendait à ces cris, qui auraient duré entre cinq et dix minutes. Aucune trace de sang n’a été retrouvée à l’extérieur de la maison. La réalité de cette voix aiguë n’a pas encore été précisément horodatée. L’enquête se poursuit dans cette direction.

La compagne de l’amant entendue à nouveau ?

Enfin, dans le chapitre des auditions, la défense de Cédric Jubillar a demandé que la compagne de l’amant de Delphine soit à nouveau entendue. Cette femme, qui a des attaches à la Réunion, vivait avec l’amant de l’infirmière de Cagnac-les-Mines à Montauban. Elle avait été interrogée par les enquêteurs dès les premiers jours de la disparition de Delphine Jubillar.

Elle avait appris, le 15 décembre, la relation suivie qu’entretenait son compagnon avec Delphine.

Jubillar

Son téléphone était éteint cette nuit-là, tout comme celui de Cédric Jubillar, et, selon ses déclarations, elle s’était couchée entre 22h et 22h30 avec son compagnon, après une soirée qui s’est bien passée.

Les recherches pour retrouver le corps de Delphine Jubillar se poursuivent. Cette semaine, la justice a décidé de maintenir son mari en prison, après 9 mois de détention provisoire. Il clame toujours son innocence.