Bataclan: Donald Trump soulève l’indignation des politiques Français

Donald Trump a renforcé officiellement son soutien au lobby des armes à feu, la NRA, imitant pour l’occasion comme un enfant jouant à la guerre, l’assaut terroriste survenu au Bataclan. Écœurement affiché côté victimes, familles, politiques et diplomates Français.

 

Mother Jones illustrationBullit Marquez/AP; KREMLL/Getty
Mother Jones illustrationBullit Marquez/AP; KREMLL/Getty

 

À l’heure d’un soulèvement national citoyen en faveur d’une lutte anti-armement sur le sol américain, le président Donald Trump a renforcé officiellement son soutien au lobby américain des armes à feu, la NRA, prônant dans son discours l’armement des individus comme le meilleur outil de dissuasion, face à l’insécurité internationale grandissante. Imitant pour l’occasion comme un enfant jouant à la guerre, le bruit des armes lors de l’attentat survenu au Bataclan, à Paris — responsable de la mort de 90 personnes alors que 1500 spectateurs assistaient au concert du groupe Eagles of Death Metal —, afin d’illustrer ses profondes convictions devant les membres de la National Rifle Association.

 

«(Les terroristes) ont pris leur temps et ont abattu chaque personne une par une. Boom! Viens ici. Boom!».

 

Il s’agissait du premier congrès de la NRA depuis la tuerie survenue en février dans une école secondaire de Floride, qui avait suscité un mouvement de contestation contre le lobby des armes à feu. Dix-sept personnes, en majorité des adolescents, ont perdu la vie dans cette fusillade. Rappelons, par ailleurs, en ce qui concerne la gravité des attentats du 13 novembre, à Paris, une situation si catastrophique que le gouvernement avait décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national, une première depuis le putsch d’Alger, en 1958.

Depuis cette soirée noire, une nouvelle loi antiterroriste a été votée par le Parlement début octobre 2017, «construite pour se substituer au régime de l’état d’urgence». Elle est entrée en application le 1er novembre dernier. Parmi de nouvelles mesures sécuritaires, «quatre dispositions sont directement issues du régime de l’état d’urgence. D’autres, inédites, ont également été votées», a indiqué une source Ouest France.

SOURCE ©EURONEWS

La classe politique et les victimes s’insurgent

La spontanéité une nouvelle fois jugée peu élégante de Donald Trump a soulevé ce week-end l’indignation au cœur de la classe politique française, mais également parmi les victimes des assauts parisiens. En tête de liste des premières réactions face au comportement jugé inapproprié du président Américain:

«Des propos insupportables (…)», selon François Hollande. «Une gifle! Une attitude vulgaire», dénoncée par Manuel Valls. Ou bien, «indécence et irresponsabilité», d’après le point de vue d’Anne Hidalgo, maire de Paris. Trois responsables de la sécurité à l’époque des tueries. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères appelle ici au «respect de la mémoire des victimes». À cette heure, une partie de la classe politique réclame donc à Emmanuel Macron d’exiger des «excuses officielles» de la part de son homologue.

SOURCE ©BFMTV

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