Sondages, image publique: Emmanuel Macron, premier bilan «négatif»

Côté image publique, le premier bilan d’Emmanuel Macron dévoilé par les chiffres est «négatif» pour 55% des Français; positif à 45%. Une baisse de la cote de popularité du chef de l’État pour une attitude gouvernementale jugée parfois trop «arrogante». Un sondage Odoxa révèle ainsi que les cotes de popularité d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe chutent respectivement de 6 et 7 points en un mois pour atteindre leur plus bas niveau depuis leur entrée en fonction en mai 2017. À noter que le président est perçu comme «réformateur» pour 50% des sondés.

Illustration by Ben Turner for POLITICO

La politique réformiste du chef de l’État amorcée il y a un an ne séduit pas la majorité des Français, d’après l’enquête réalisée du 25 avril au 2 mai auprès de 13540 personnes, par l’institut Ipsos-Sopra Steria pour le Centre de recherche de Sciences Po (Cevipof), la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde. Le résultat révèle un mécontentement général autour de l’attitude des élus et de la politique gouvernementale. Bilan «très négatif» pour 16% des personnes interrogées.

«Améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs» et «inverser la courbe du chômage»

Douze mois plus tard, la verve ensorcelante d’Emmanuel Macron ne séduit plus que 22% des personnes interrogées. 76% des sondés estiment que les actions menées par le président de la République ne profitent qu’aux riches, ou bien se destinent à séduire ténors et électeurs à droite. Toutefois, «l’enseignement principal de ce sondage est que le chef de l’État résiste plutôt mieux dans l’opinion que ses prédécesseurs immédiats, François Hollande et Nicolas Sarkozy: 45% des sondés jugent le bilan de l’ancien ministre positif, avec 4% à le considérer comme «très positif»».

 

Cap sur la deuxième année du quinquennat

Réforme des retraites (votée en 2019), des statuts (suppression) de la SNCF, de la Famille (statut, PMA, fin de vie…), de l’Université, de la Fonction Publique, de l’Intéressement, mise en chantier des nouveaux statuts liés à la Dépendance, élections européennes, lutte contre le chômage, Europe protectrice, tels sont les principaux engagements de campagne sur lesquels le président de la République devra concentrer ses efforts au cours de la deuxième année du mandat. À cet effet, il bénéficie du soutien de 53% des sympathisants LR, d’après un sondage Kantar-Sofres-Figaro Magazine, publié la semaine dernière.

 

Répondre aux grévistes pour sortir du conflit

«Réforme de la SCNF peu claire et mal montée», d’après l’ensemble des syndicats. «Les Français savent-ils vraiment ce qu’il y a derrière cette réforme?», s’interrogent les grévistes, afin de dénoncer une forme autoritaire de dumping social: «les salariés relèvent la tête et se réveillent» pour lutter, selon leur position, «contre la casse des droits des salariés». Le Premier ministre a prévu de recevoir, lundi 7 mai, les quatre fédérations de cheminots et les représentants des syndicats en vue de possibles négociations, étant donné le 8e épisode de la grève programmé le 8 mai. Transformation du statut juridique, fin du recrutement au statut de cheminot, Édouard Philippe semble cette semaine ouvrir une porte également à l’épineuse question du désendettement de la SNCF, sous certaines conditions. En ce qui concerne l’ensemble de l’opinion publique, 56% des Français estiment que la grève des cheminots n’est pas justifiée, selon un sondage JDD/IFOP.

 

 

Marion Calviera @ PAM 2018

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